25/11/2009 | Le Point Vétérinaire.fr

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Le lapin domestique est de plus en plus présent dans les cliniques vétérinaires

En France, 3,7 % des foyers possèdent un lapin nain. Pourtant, cet animal reste mal connu de nombreuses équipes vétérinaires. Pour pouvoir conseiller les propriétaires de lapins, l’auxiliaire doit connaître les particularités de leur mode de vie et les mesures de prévention à mettre en place. Ce petit animal risque en effet d’être de plus en plus présent dans nos cliniques, car il est le principal concerné par l’augmentation du nombre de petits mammifères en France.

Quelle alimentation donner ?

Le lapin est herbivore. Il fait de nombreux petits repas dans la journée, mangeant environ quelques grammes toutes les demi-heures. L’alimentation du lapin domestique est souvent différente de celle du lapin sauvage. Il doit avoir à volonté du foin de bonne qualité (foin de Crau par exemple), qui est la base de son alimentation et permet à ses dents de s’user, ainsi qu’un peu de granulés extrudés (25 g/kg de lapin par jour au maximum), fractionnés en deux ou trois repas. Il est aussi possible de donner des légumes et des fruits. L’introduction d’un nouvel aliment (ou le changement d’alimentation, même de granulés) doit toujours se faire progressivement pour que la flore digestive ait le temps de s’adapter. Si l’alimentation est modifiée trop brutalement, le lapin risque une diarrhée, parfois mortelle. En temps normal, il boit en moyenne 50 à 100 ml d’eau par kilo et par jour.

Quel suivi médical conseiller ?

Dès l’acquisition, les lapins doivent être traités avec un antiparasitaire adapté et prescrit par le vétérinaire (Stronghold® ou Advocate®). Ce traitement doit être renouvelé tous les mois pour les lapins qui sortent ou qui vivent avec d’autres animaux qui ont accès à l’extérieur, ainsi que pour les lapins au contact des enfants dans les collectivités (écoles, crèches, etc.).
Une grande majorité du temps, le lapin (mâle ou femelle) marque son territoire ou se montre agressif ou très excité. La stérilisation aide alors à faire disparaître ces comportements sexuels. Chez la femelle, la stérilisation est aussi une question de santé, car elle est sujette à des inflammations de l’utérus (métrites), des kystes et des tumeurs ovariennes. La lapine peut aussi faire des grossesses nerveuses, avec les mêmes symptômes que les chiennes, auxquels s’ajoute l’arrachage des poils pour faire un nid.
La castration est indispensable pour faire cohabiter un mâle et une femelle en évitant une portée par mois, elle est souvent nécessaire pour faire cohabiter deux mâles entre eux.

Le lapin est un animal assez fragile, il est particulièrement sujet aux maladies suivantes :
- la myxomatose
- la maladie hémorragique virale (VHD)
- les maladies respiratoires
- les maladies cutanées
- les troubles digestifs
- les malocclusions dentaires
- les abcès (dentaire notamment ou cutané)

Valérie Delteil
Extrait du Supplément ASV 33 de La Semaine Vétérinaire 1382

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