15/02/2010 | Le Point Vétérinaire.fr

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Le cobaye, le chinchilla et l’octodon sont des rongeurs particuliers

Les rongeurs sont de petits mammifères dépourvus de canines, qui possèdent une paire d’incisives sur la mâchoire inférieure et une sur la mâchoire supérieure, contrairement aux lagomorphes (lapins), dotés d’une deuxième paire d’incisives sur la mâchoire supérieure. L’ordre des rongeurs est constitué de 28 familles qui réunissent environ 1 700 espèces qui, malgré les apparences, sont bien différentes entre elles.

Quelle alimentation leur fournir ?

La composition du lait des rongeurs, pauvre en glucides et riche en lipides, se rapproche de celle des carnivores. Les orphelins peuvent donc être nourris avec du lait maternisé pour chiens et chats. Les caviomorphes, contrairement aux autres rongeurs, sont nidifuges. Dès la naissance, les petits ouvrent les yeux, courent et commencent à brouter : ils seront donc autonomes rapidement, y compris pour l’alimentation. Les dents de tous les rongeurs poussent en continu (jusqu’à 10 cm par an pour les incisives). Il est donc impératif de leur donner des matériaux à ronger pour éviter les malocclusions dentaires. Contrairement aux autres rongeurs, les caviomorphes ne sont pas omnivores. Leur régime alimentaire est uniquement herbivore. Comme le lapin, ils sont cæcotrophes, c’est-àdire qu’ils mangent leurs crottes molles dès la sortie de l’anus. Ce comportement, normal, se produit généralement le matin. Les crottes molles sont riches en vitamines synthétisées par les bactéries du tube digestif de l’animal pendant la digestion. La cæcotrophie est donc indispensable et ne doit pas être empêchée.

Le cobaye
Il a une alimentation à base de légumes, de fruits, de granulés ou extrudés et de foin, et doit bénéficier d’une complémentation en vitamine C (20 mg/kg en entretien et 60 mg/kg en gestation, lactation et convalescence). Elle est donnée sous forme liquide, de poudre à diluer dans l’eau ou dans des granulés enrichis spécifiques pour cobayes.

Le chinchilla
Il s’agit à l’origine d’un animal semi-désertique. Il trouve un apport d’eau dans la rosée, même en captivité, et ne boit donc que très peu. Dans son habitat naturel, la majeure partie de son régime alimentaire se compose de végétaux secs et de cactées, qui constituent un apport majeur en fibres et en cellulose, indispensables également au chinchilla domestique.
Un chinchilla domestique au régime alimentaire adapté peut vivre vingt ans, contre dix dans la nature. Ce gain d’espérance de vie chute au plus bas (parfois à peine cinq ans d’existence) quand il est nourri avec des aliments des régions tempérées ou, pire, des produits destinés à la consommation humaine omnivore.

L’octodon
Dans la nature, il se nourrit d’écorces, de feuilles et de graines. En captivité, il faut donc lui apporter des fibres de cellulose (foin, légumes verts, etc.), des protéines végétales sous forme de graines ou dans des granulés spéciaux et une supplémentation en vitamine C comme pour le cobaye. Des fruits secs peuvent être donnés en friandise. En revanche, les aliments sucrés sont proscrits, en raison d’une prédisposition au diabète.

Valérie Delteil
Extrait du Supplément ASV 36 de La Semaine Vétérinaire 1393

 

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