22/03/2013 | Le Point Vétérinaire.fr

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Dépistage et traitement

La dysplasie de la hanche chez le chien

Très fréquente, la dysplasie coxo-fémorale touche surtout les chiens de grand format. Ses conséquences sont d’autant plus graves que la prise en charge est tardive, d’où l’importance de présenter au propriétaire l’intérêt d’un dépistage précoce.

La dysplasie coxo-fémorale est une maladie du développement rencontrée dans de nombreuses races de chiens et beaucoup plus rarement chez les chats. Cette affection peut entraîner, à terme, des lésions invalidantes pour l’animal. Depuis de nombreuses années, la profession vétérinaire et les éleveurs tentent d’en diminuer la prévalence par la mise en place d’un programme de sélection des reproducteurs. Malgré ces efforts, le commerce d’animaux domestiques de particulier à particulier, en raison de l’absence fréquente de cette sélection, entraîne une élévation de la prévalence de la dysplasie de la hanche. Il est alors nécessaire de trouver des solutions thérapeutiques afin de prévenir l’apparition des symptômes chez les animaux atteints et de limiter les conséquences cliniques.

Une maladie plurifactorielle
La dysplasie coxo-fémorale est une affection fréquente, le plus souvent bilatérale, qui survient au cours de la croissance du chiot. Elle se caractérise par une instabilité de la hanche aboutissant à une subluxation, puis, le plus fréquemment, à une arthrose chez l’adulte.

Il s’agit d’une maladie plurifactorielle. Il est admis depuis longtemps que la composante génétique (génotype) est prépondérante dans son développement chez le chien. De nombreuses études sont actuellement en cours pour déterminer la localisation des gènes responsables.

De plus, pour qu’apparaissent les lésions (la subluxation, puis l’arthrose) et leur expression clinique (phénotype), des facteurs extérieurs ou environnementaux doivent intervenir. Ces paramètres décrits pour agir sur le développement clinique de la maladie sont principalement le poids, l’alimentation et l’activité.

La régulation du poids et de la prise de nourriture non seulement pendant la croissance, mais aussi durant toute la vie de l’animal a une influence majeure sur le développement de l’ostéo-arthrose, principalement au niveau de l’articulation coxo-fémorale. Une étude récente (Kealy, 2000) montre que la prévalence de la maladie est quatre fois plus élevée à cinq ans, puis cinq fois plus forte à huit ans chez des chiens qui reçoivent, de l’âge de huit semaines à celui de huit ans, une alimentation ad libitum (sans limitation), par rapport à des animaux dont la ration alimentaire est inférieure de 25 %. L’auxiliaire a donc une importance réelle dans l’action de prévention de cette affection avec ses conseils alimentaires.

Éric Guevel et Philippe Haudiquet

Pour plus d’informations, voir le Supplément ASV à La Semaine Vétérinaire n° 1532 du 22 mars 2013 en pages 12 à 15

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