L’hygiène constitue une priorité à chaque étape de la traite

16.02.2011 à 06:00:00 |
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L’hygiène durant la traite revêt une importance capitale pour la qualité du lait produit, mais aussi pour l’image de l’aliment naturel, sain et pur qu’il véhicule.

Contaminé à cause d’une traite ou d’une réfrigération inadéquates, d’un mauvais nettoyage des trayons des vaches et du matériel de traite, ce liquide biologique fragile s’altère rapidement. La réglementation européenne impose un maximum de cent mille bactéries par millilitre de lait cru livré. S’y ajoute un critère de qualité sanitaire défini par le nombre de cellules somatiques (les leucocytes indicateurs d’une inflammation de la mamelle). Celui-ci doit être inférieur à quatre cent mille cellules par millilitre. Cependant, à partir de trois cent mille, le prix du lait est pénalisé.

La présence accidentelle d’antibiotiques (inhibiteurs) fait aussi l’objet d’une recherche systématique, car ils peuvent représenter un danger pour le consommateur et perturber la fabrication de produits laitiers fermentés. Elle peut être facilement détectée à la clinique grâce à la mise en oeuvre d’un test microbiologique coloré appelé Delvotest. Il se présente sous forme d’ampoules. Celles-ci contiennent un milieu de culture et des spores d’une bactérie. Mises à incuber en présence de lait exempt d’antibiotiques, les bactéries se multiplient et font virer au jaune la couleur du gel. L’auxiliaire doit faire préciser à l’éleveur qui souhaite faire tester son lait si celui-ci provient d’une vache ou du tank, le nombre de vaches traites et la nature de l’erreur. Par ailleurs, les mammites constituent l’affection la plus fréquente et la plus coûteuse dans les élevages laitiers. Leur prévention passe par la réduction du nombre de bactéries qui entrent dans le pis. Cela commence par une hygiène de traite correcte.

L’hygiène de traite doit préserver l’intégrité des défenses du trayon

Parfois, l’identification du germe responsable de mammites est nécessaire afin de choisir le traitement le plus adapté et les mesures préventives prioritaires. L’auxiliaire doit être en mesure d’expliquer les modalités de prélèvement d’un échantillon de lait pour l’envoi au laboratoire ou la mise en culture à la clinique. La traite constitue un moment essentiel de la contamination des mamelles par les germes responsables de mammites cliniques et subcliniques qui proviennent de la peau des trayons ou des mamelles infectées. Une bonne hygiène de traite devra aussi préserver l’intégrité des défenses du trayon pour limiter la pénétration des bactéries après la traite.

Anne Bourgeois


Extrait du Supplément ASV à La Semaine Vétérinaire n°1437 du 11 février 2011

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