Diététique du chien ou du chat obèse

05.09.2011 à 06:00:00 |
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L’obésité se définit par une surcharge pondérale supérieure au poids optimal de 15 % à 20 %. Lorsqu’un chien ou un chat présente un surpoids, le vétérinaire peut prescrire un aliment diététique spécifique.

L’obésité toucherait plus de 20 % des carnivores domestiques en France. Elle est le plus souvent due à un apport alimentaire trop important et/ou à un manque d’exercice. Certaines races sont génétiquement prédisposées, et des maladies ou des traitements peuvent la favoriser.
L’auxiliaire vétérinaire a la possibilité de déceler un début de surpoids en proposant aux propriétaires de venir peser leur animal régulièrement. Il peut par ailleurs les prévenir des conséquences de l’obésité sur la santé de leur chien ou de leur chat : diabète sucré essentiellement, mais aussi difficultés à se déplacer, douleur articulaire, arthrose, troubles cutanés, infiltration graisseuse du coeur et du foie, risques accrus durant l’anesthésie, etc. L’ASV peut alors proposer une consultation avec le vétérinaire, qui, selon les cas, conseillera un aliment physiologique allégé ou prescrira un repas diététique pour réduire la surcharge pondérale.

Inciter au maximum le propriétaire à fournir un aliment prescrit

La consultation permet aussi d’interroger le propriétaire sur les habitudes alimentaires de son animal et sur son mode de vie (friandises, distribution des repas, exercices, etc.). Le vétérinaire lui explique les bienfaits attendus et teste sa motivation à appliquer un programme d’amaigrissement progressif.
L’auxiliaire vétérinaire peut aider au suivi du cas, en veillant au respect de la prescription. Il est primordial d’encourager le maître à ne présenter que cet aliment (rappel de sa composition, etc.) et de lui préciser pourquoi il est vivement déconseillé d’en proposer un autre. Il est aussi parfois nécessaire de lui expliquer pourquoi il ne doit pas donner de friandises, et de lui fournir des astuces pour augmenter l’appétence (mouiller l’aliment, le tiédir, etc.). L’ASV peut rappeler au propriétaire l’importance de ce régime (conséquences sur la santé, etc.), lui proposer une pesée quand il le désire et le motiver à réaliser des exercices avec son animal (le faire jouer davantage pour un chat, le sortir plus souvent pour un chien, par exemple). En outre, il convient de lui assurer que la clinique reste à son écoute au moindre problème. Si le maître déroge à la règle, il est préférable de l’encourager à la suivre, plutôt que de le lui reprocher, ce qui ne ferait qu’accentuer sa démotivation.

Lorenza Richard

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