23/06/2011 | Le Point Vétérinaire.fr

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Alimentation

Diététique de l’insuffisant rénal

Lorsqu’un chien ou un chat souffre d’insuffisance rénale chronique (IRC), le vétérinaire prescrit systématiquement une alimentation diététique spécifique, en complément du traitement médical.

Lors d’insuffisance rénale chronique (IRC), les fonctions de filtration et de réabsorption d’eau des reins sont perturbées. L’animal urine beaucoup et boit pour compenser : c’est le syndrome polyuro-polydypsie. Les reins ne jouent plus correctement leur rôle de filtre des déchets azotés de l’organisme. Ceux-ci s’accumulent dans le sang. L’animal perd l’appétit, peut vomir ou avoir mauvaise haleine. Il maigrit progressivement.
Quand les signes cliniques apparaissent, les deux tiers des reins sont déjà lésés. Ces lésions sont irréversibles et le traitement n’est que palliatif. Le but d’un aliment diététique est alors de réduire la production de déchets azotés (l’urée, issue du mécanisme de dégradation des protéines en est un bon marqueur).

Donner ce type d’aliment à un chien ou un chat vise à ralentir l’évolution de la maladie, et à apporter de l’énergie pour compenser l’amaigrissement et la perte d’appétit. Un aliment pour animal insuffisant rénal contient en général une quantité modérée de protéines, sélectionnées pour être de haute digestibilité et de haute valeur biologique, afin de réduire la quantité de déchets. Il comporte aussi certains minéraux, comme le sodium et le potassium, pour réduire les déséquilibres minéraux dus aux perturbations de la réabsorption.
En revanche, il est plus énergétique qu’un aliment physiologique (teneur augmentée en lipides et/ou en glucides) et enrichi en acides gras essentiels et en vitamines. Bien qu’il ne soit pas un médicament, cet aliment ne peut être prescrit que par le vétérinaire, après une consultation permettant le diagnostic de l’affection. Il doit être adapté à l’animal, à son âge, son embonpoint et son état général (affection débutante ou évoluée). Il doit être distribué tous les jours, et à vie. Il ne peut être changé en cours de traitement sans l’avis du vétérinaire, et en aucun cas un auxiliaire ne peut le proposer. Avant de le renouveler, l’ASV doit vérifier qu’il s’agit bien de l’aliment qui a été prescrit.

Lorenza Richard

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