08/10/2012 | Le Point Vétérinaire.fr

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Bien-être au travail

Comment ne pas se laisser submerger par le stress

Le stress peut avoir un effet stimulant ou, inversement, handicapant. Il doit être maîtrisé pour ne pas ouvrir la porte au syndrome d’épuisement professionnel.

Nous sommes tous confrontés au stress : rythme de travail, difficultés à gérer certains clients ou collègues, exigences des employeurs, contraintes personnelles qui s’accumulent, etc. Le stress fait partie des conditions de vie de chacun, plus ou moins selon les périodes ou les contextes. L’auxiliaire occupe une position d’intermédiaire entre les clients, souvent tendus car inquiets pour leur animal, et les vétérinaires, qui subissent eux aussi la pression professionnelle. Il se trouve donc particulièrement exposé au stress. Afin de ne pas se laisser submerger et d’éviter l’épuisement professionnel (le burn out des Anglo-Saxons), il importe d’identifier ses propres sources de stress afin de les combattre.
 
Qu’est-ce que le stress ?
Les définitions du stress sont nombreuses. Il est possible de retenir celle du psychologue David Fontana comme « une demande faite aux capacités de l’esprit et du corps ». Il se manifeste donc lors d’agression psychologique et/ou émotionnelle due à un facteur extérieur, réel ou imaginé. Si nos capacités nous permettent de gérer cette demande et d’apprécier la stimulation qu’elle implique, le stress est positif et moteur. À l’inverse, si la demande est perçue comme trop exigeante, le stress est gênant, voire handicapant.

Le stress peut donc être soit bon, soit mauvais pour chaque personne, selon les diverses stimulations et sa constitution psychique.

Ainsi, plusieurs clients qui attendent à l’accueil et le téléphone qui n’arrête pas de sonner constituent un stress susceptible d’être bénéfique, car il stimule les capacités d’action en modifiant les sécrétions hormonales (cortisol et adrénaline notamment). Menée à bien, cette épreuve est ancrée positivement dans l’esprit et aidera lors d’une situation similaire ultérieure, puisque vous savez que vous êtes capable de vous en sortir. À l’inverse, si le stress vous a fait perdre vos moyens, cette situation risque à l’avenir de vous paralyser davantage. Ce ne sont pas tant les événements qui déterminent si nous sommes ou non stressés, mais surtout la manière dont nous les vivons et réagissons.

La première des démarches à mettre en œuvre, si vous vous sentez stressé, est d’identifier quelles sont, pour vous, les sources de ce stress, afin de s’y soustraire ou d’y faire face différemment.

Les sources de stress
Les premières sources de stress sont les relations de perte : de personne (deuil, séparation), d’animaux, de lieux connus (les changements de lieux d’exercice professionnel, par exemple), d’argent (même si « plaie d’argent n’est pas mortelle », les difficultés financières sont anxiogènes), de biens.

Ensuite, l’incohérence entre les buts poursuivis et les valeurs personnelles génère une nécessité d’adaptation qui a ses limites. Travailler d’une façon qui est trop en désaccord avec ses propres valeurs entraîne une dissonance cognitive, un décalage, qui n’est pas toujours compensé par la satisfaction financière. Aussi, dans certains cas, si les méthodes de travail en place dans votre clinique sont trop en décalage avec vos valeurs, il peut se révéler salutaire de rechercher une structure plus en accord avec vos aspirations.

Christophe Deforet

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