16/06/2010 | Le Point Vétérinaire.fr

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Accompagner le parcours éducatif du chiot

Au cours du développement du chiot, si le dépistage et la prise en charge précoce des anomalies sont importants, l’aide à la mise en place de bonnes habitudes et de règles fonctionnelles fait aussi partie des services attendus par les clients.

Il est nécessaire que vétérinaire et ASV s’accordent et maîtrisent l’itinéraire de ce parcours éducatif du chiot (repères, étapes, pièges, etc.), car c’est un travail d’équipe.

Connaître les objectifs

Le parcours éducatif du chiot comporte un point de départ, situé à la naissance du chiot, et une destination, un chien adulte adapté à ses maîtres et à leur lieu de vie.

Un chien correctement attaché à ses maîtres
Au moment de l’adoption, le chiot recrée en quelques jours un lien d’attachement avec ses nouveaux maîtres. Ils deviennent l’indispensable base de sécurité apaisante à partir de laquelle le chiot va explorer son environnement et réaliser de nouveaux apprentissages. Par la suite, entre l’âge de quatre et huit mois, il doit acquérir l’autonomie : il reste attaché à son groupe, mais sans détresse émotionnelle lorsqu’il perd le contact. Cela passe par une phase de détachement : la mère grogne sur le chiot et le rejette fermement lors de ses tentatives d’approche, elle l’oblige ainsi à développer une approche ritualisée de chien adulte. Le propriétaire doit, lui aussi, se montrer moins disponible, plus exigeant, imposer au chiot d’attendre avant d’obtenir ce qu’il demande (contact, jeu, nourriture, etc.). Si ce détachement n’est pas pratiqué par le propriétaire, le chiot peut présenter des troubles anxieux lors de toute séparation.

Une bonne adaptabilité
Les expériences que vit le chiot lors des trois premiers mois sont déterminantes. Plus elles sont variées et positives, plus son adaptabilité aux situations inconnues est forte. Un développement dans un environnement pauvre (chenil à la campagne, pièce isolée de la maison, cave, etc.) favorise l’émergence du “syndrome de privation sensorielle” : le chiot présente de nombreuses réactions de peur, tolère mal les situations nouvelles et éprouve beaucoup de difficultés à effectuer des apprentissages (propreté, marche en laisse ou rappel dans des milieux angoissants).
Afin de développer ses capacités d’adaptation, les sorties sont conseillées le plus rapidement possible, dès l’âge de deux mois, afin qu’il acquière des expériences variées. La vaccination n’étant pas encore protectrice à cet âge, le choix des lieux de sortie se porte sur des environnements contrôlés, permettant la fréquentation de chiens en bonne santé et vaccinés.

Edith Beaumont et Nicolas Massal
Pour en savoir plus, lire le dossier pages 14 à 18 dans le Supplément ASV n°40 (La Semaine Vétérinaire n°1410)

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