La stérilisation des femelles dans les espèces canine et féline

20/11/2015 | Le Point Vétérinaire.fr
Stérilisation d'une chienne
© Creatista – IStock
La stérilisation chirurgicale d’une chienne ou d’une chatte a d’abord pour objectif d’éviter les comportements sexuels et les portées indésirables. Elle est idéalement précoce, avant les premières chaleurs.

Depuis une vingtaine d’années, la stérilisation des femelles carnivores domestiques (chattes ou chiennes) est vraiment rentrée dans les mœurs dans notre pays. Ovariectomie ou ovario-hystérectomie sont des interventions maintenant connues de la plupart des propriétaires. Cependant, ces chirurgies présentent des indications, des contre-indications et d’éventuelles complications utiles à connaître afin de conseiller au mieux l’adoptant d’un chiot ou d’un chaton femelle. Ces conseils dépendent de la position adoptée par la clinique vétérinaire en la matière, notamment concernant l’âge auquel proposer l’intervention, et la technique chirurgicale préférée.

Éviter le désagrément des chaleurs de sa chienne
En l’absence de contraception, la chienne présente une activité sexuelle qui est source de bien des désagréments pour les propriétaires. À partir de 6 à 10 mois, suivant le gabarit de l’animal, les chaleurs apparaissent tous les 6 mois et durent environ 3 semaines, associées à des pertes de sang et à un changement de comportement de la chienne, ainsi que des chiens des voisins ! Dès le début des chaleurs, en effet, la chienne attire les mâles.
L’une des caractéristiques remarquables dans cette espèce est aussi l’imprégnation hormonale de progestérone pendant 2 mois après l’ovulation, qu’il y ait ou non gestation. Cette particularité présente deux conséquences. La première est qu’il n’est pas possible de savoir si une chienne est pleine ou non en réalisant un dosage de progestérone (comme les médecins le font chez la femme, par exemple). Un diagnostic précoce de gestation par ce biais ne peut donc pas être proposé, alors qu’il serait très intéressant pour les éleveurs (la saillie a-t-elle été utile ou non ?), comme pour les particuliers dont la chienne a fugué ou “fauté” pendant ses chaleurs (est-elle pleine ?). Deuxième conséquence, lors de la chute de progestérone, la chienne non gestante est susceptible de présenter une arrivée de lait dans les mamelles, sécrétion inutile puisqu’il n’y a pas de petits à nourrir ! Ce phénomène est nommé lactation de pseudogestation, communément appelée “grossesse nerveuse” par les propriétaires.

Retrouvez l'intégralité de ce dossier en pages 8 à 11 du supplément ASV n° 94.

Élodie Goffart

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