09/12/2013 | Le Point Vétérinaire.fr

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Alternatives aux antibiotiques

L’Anses valide l’intérêt et l’efficacité des autovaccins

En complément des vaccins avec AMM, les autovaccins sont des outils efficaces et sûrs. De surcroît, ils permettent de réduire la prescription des antibiotiques, estime l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) dans un récent avis.

L’Anses a rendu son avis sur les autovaccins à usage vétérinaire. Il répond à une saisine (sous la forme de quatre questions) du Syndicat de l’industrie du médicament et réactif vétérinaires (SIMV) relative à l’évaluation des risques liés à l’utilisation de ces derniers, qui remonte à plus de deux ans (juin 2011).

En réponse à la première question relative au concept d’efficacité des autovaccins, « les données disponibles*, associées aux études qui montrent l’induction d’une réponse immunitaire spécifique, en apportent la preuve » estime l’Agence.

Des risques maîtrisés
La deuxième question porte sur les risques potentiels de l’usage des autovaccins en élevage, notamment ceux inhérents à l’adjuvant. Les experts de l’Anses estiment que les risques sont maîtrisés. En outre, aucune donnée montrant un type de réponse immunitaire inadapté n’est disponible dans la littérature ni révélée en pratique.
À la question de savoir s’il faut effectuer des examens complémentaires pour recourir à un autovaccin, l’Anses répond par la négative, « dès lors que le diagnostic étiologique (isolement et identification de la souche bactérienne) a été établi dans l'élevage ».

Faire remonter les  échecs thérapeutiques

Enfin, la quatrième question, qui pointe du doigt la justification du recours à un autovaccin plutôt qu’à un vaccin doté d’une autorisation de mise sur le marché (AMM) contenant la même bactérie, reçoit une réponse plus mitigée. Les rapporteurs soulignent en effet « la difficulté, la plupart du temps, d’objectiver le défaut d’efficacité d’un vaccin avec AMM par les praticiens qui ne peuvent que constater un échec thérapeutique, sans pour autant pouvoir affirmer qu’il s’agit bien d’un défaut d’efficacité réel ». Ils insistent donc sur l’importance et la nécessité de faire remonter les  échecs thérapeutiques à l’Anses, dans le cadre de la pharmacovilance.

Pour l’intégralité de l’article, voir La Semaine Vétérinaire n° 1563 du 6/12/2013 en page 20.

* Les publications analysées par le groupe de travail sont extraites de la base de données PubMed.

Nathalie Devos

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