Examen général des milans sacrés

06.06.2017 à 10:49:29 |
Milan sacré
© Dorothée Schiltz

Un examen général est réalisé tous les mois sur les rapaces du centre pour évaluer la prise de poids de chaque individu, leur état de santé ainsi que pour évaluer la qualité du management.

L’examen général se réalise en différentes phases :
• Examen visuel : évaluation du port des ailes et de la tête, état des plumes.
• Palpation : un score corporel de 1 à 5 est établi après une palpation du bréchet. Il faut tenir compte de la prise de poids générale et de la musculature au niveau de la crête sternale. En effet, l’animal en captivité prend en graisse plutôt qu’en muscles à cause du manque d’exercice. Il peut donc avoir pris en poids, mais être toujours aussi fin au niveau de son bréchet.
• Examen du bec et des yeux : exclusion de jetage et contrôle de la taille du bec.
• Examen des ailes : présence de parasites externes, qualité des plumes, signes de traumas.
• Ecouvillon oro-pharyngé ou trachéal* : recherche bactériologique (mycoplasmose) et virale (Influenza) ou de champignons (aspergillose et levures).
• Ecouvillon cloacal* : recherche bactériologique (E.Coli et salmonellose), virale (Influenza), recherche de parasites (coccidiose et verminoses).
• Examen des doigts et des serres : signes de traumas ou de pododermatite ulcérative, etc.

Management et alimentation
Le poids moyen d’un milan adulte est d'environ 510 à 680 grammes. La majorité des milans sacrés juvéniles du centre se situe dans ces zones moyennes de poids, ce qui est trop gros pour leurs âges. En effet, les rapaces en captivité sont souvent plus gras car fort limités au niveau des exercices. Des séances d’entrainement sont mises en place pour les animaux qui peuvent voler. Cela permet un exercice quotidien ainsi qu’un travail du comportement réalisé via le renforcement positif. 
Les milans sacrés sont dits opportunistes. Ils mangent donc en alternance du poisson et de la viande (cœurs de bœuf, souris, rats, etc.). La quantité journalière est d’environ 400-500 grammes par jour en ad libitum par rapace. 
Enfin, les enclos sont régulièrement enrichis pour mimer leur environnement naturel et pour s'adapter à leur capacité de vol. De nouvelles plateformes à différents étages et des branchages sont installés et changés régulièrement.

* Il existe d’autres maladies, sont évoquées ici celles que l’on retrouve majoritairement chez les rapaces dans la zone de Subic Bay aux Philippines.

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