Virus Ebola et risque de transmission via l’alimentation en Europe

15/04/2015 | Le Point Vétérinaire.fr
virus Ebola
© Bumbasor - Istock
Il n’y a « aucun élément de preuve à ce jour » que le virus Ebola puisse être transmis par des aliments crus importés dans l’Union européenne depuis des pays africains touchés par la maladie, selon les experts de l’EFSA.

Dans son dernier rapport, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) déclare qu’il n’existe à ce jour aucun élément de preuve indiquant que le virus Ebola puisse être transmis via la consommation d’aliments crus  (plantes, fruits et légumes par exemple) légalement importés dans l’Union européenne depuis des pays africains touchés. Son argument repose sur le fait qu’il faudrait que le produit alimentaire exporté soit contaminé sur le lieu d’origine, qu’il contienne un virus viable à son arrivée dans l’Union, et que la personne soit infectée suite à son exposition. Or, « aucune de ces étapes n’a jamais été signalée à ce jour» indique l’EFSA, qui précise néanmoins que la durée de survie du virus dans l'alimentation n’est (à ce jour) pas connue.

Deux autres rapports antérieurs

C’est le troisième rapport que rend l’EFSA sur les risques d’introduction de transmission en Europe du virus Ebola. Le premier indiquait que le  potentiel d'introduction et de transmission  du virus Ebola  par l’intermédiaire de viande de brousse (dans laquelle sa présence du virus a été identifiée), illégalement importée en l'Europe depuis l’Afrique centrale et l’Afrique de l'Ouest, était faible. Le second rapport, réalisé conjointement avec le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) concluait que la probabilité qu'un chien ou qu’un chat domestique soit exposé au virus Ebola par l’intermédiaire d’un contact avec des personnes infectées en Europe était très faible, les personnes touchées étant généralement isolées rapidement.

Si ces trois rapports se veulent rassurants, les scientifiques avouent toutefois qu’ils sont confrontés à « de nombreuses lacunes dans les connaissances existantes et le manque de données disponibles dans leurs évaluations ».

 

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Nathalie Devos

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