Viande de cheval : un vaste trafic démantelé

Nathalie Devos | 27.04.2015 à 11:54:27 |
enseigne de boucherie chevaline
© Nathalie Devos

26 personnes ont été interpellées le 24 avril dernier dans le cadre d’une opération menée contre un trafic européen de viande de cheval.

L’information a été révélée par l’European Union's Judicial Cooperation Unit (Eurojust) dans un récent communiqué.  Les autorités policières et judiciaires de France, de Belgique, d’Allemagne, d’Irlande, du Luxembourg, de Grande-Bretagne et des Pays-Bas ont uni leurs efforts afin de démanteler un vaste trafic de viande de cheval impropre à la consommation sévissant en Europe. Le réseau est accusé d'avoir falsifié les documents des chevaux et d'avoir ainsi fait entrer, de manière frauduleuse, de la viande impropre à la consommation dans la chaîne alimentaire européenne. Selon les estimations des autorités françaises, quelque 4700 chevaux, ne disposant pas des certificats sanitaires nécessaires, auraient ainsi été abattus puis introduits dans ce circuit frauduleux entre 2010 et 2013.Ils auraient acheminés depuis plusieurs pays européens vers des abattoirs du sud de la France.  Il s'agissait d'animaux « de loisirs », et qui avaient donc pu recevoir des médicaments, et des antibiotiques.

37 000 euros, des médicaments et 800 passeports saisis

Le coup de filet a permis de saisir 37 000 euros en numéraire, des médicaments et 800 passeports. 200 chevaux encore vivants seront examinés par des services vétérinaires.  Les suspects ont été interpellés notamment en Belgique, aux Pays-Bas,  en Allemagne et dans le sud de la France. Pour l’heure, aucun lien n’a été établi avec le scandale de la viande de cheval de 2013, qui avait notamment été retrouvée dans des lasagnes étiquetées « pur bœuf ».

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Nathalie Devos
2 commentaires
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Achille le 27-04-2015 à 21:40:52
Depuis une dizaine d'années l'Etat n'a plus les moyens ni la volonté d'appliquer une politique de qualité dans la filière alimentaire: disparition des DSV, réduction des effectifs, absence de contrôle ou, ceux existants, étant réduits au strict minimum, absence de recherche sur l'incidence des nouvelles molécules en santé humaine.... disparition des laboratoires publics de contrôle au profit d'intérêts privés. Puis on s'étonne comme une vierge éffarouchée des scandales sanitaires.... Il est déjà trop tard pour réagir!
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GUILLAUME COLLIGNON, Vétérinaire le 27-04-2015 à 23:39:30
Très honnêtement, je ne pense pas que ces "scandales" aient un autre impact réel que médiatique.
Les lois existent, mais nos dirigeants, souvent intéressés indirectement, ont peu d'intérêt à les faire appliquer.
Il est bien plus simple de fermer les yeux en sachant pertinemment que l'orage finit toujours par passer...
Notre rôle à nous tous, vétérinaires en lien avec le grand public, c'est de dénoncer ces scandales étouffés, ainsi que celui de l'énorme généralisation des abattages rituels dérogataires, qui auraient dû disparaître depuis bien longtemps au lieu de se systématiser. Nous avons des moyens pour cela : nos salles d'attente, nos sites internet, notre discours, etc...
Il importe également de se positionner, et de montrer ainsi une image qui correspond à nos vraies valeurs !
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