20/03/2009 | Le Point Vétérinaire.fr

Un rapport d'information sur la filière canine

Une compilation des souhaits des différents acteurs de la filière canine. C’est ce que propose Catherine Vautrin, députée de la Marne et rapporteure du projet de loi sur la prévention des morsures (2008), dans son rapport d’information déposé le 12 mars 2009. Toutefois, au delà d’une liste de vœux pieux, ce texte a le mérite d’agencer ces différentes attentes selon une approche politique, ce qui répond aux souhaits du législateur.

Un tableau de bord de l’économie de la filière paraît opportun. Catherine Vautrin propose de confier cette mission à l’Institut national de l’animal de compagnie, piloté aujourd’hui par le Syndicat national des vétérinaires d’exercice libéral (SNVEL), la Société centrale canine (SCC) et le Syndicat interprofessionnel des fabricants et distributeurs de produits et animaux familiers (Prodaf). Une occasion pour cet institut, qui peine à se développer depuis plusieurs années, de devenir le passage obligé pour toute organisation de la filière canine.
Cette nouvelle structure collecterait l’ensemble des informations et des statistiques relatives à la filière qui circulent actuellement dans les divers organismes. Toutefois, le rapport n’apporte aucune précision sur son mode de gouvernance pour éviter toute hégémonie et sur son financement (prendra-t-il la forme d’une nouvelle taxe à la source, d’une cotisation obligatoire ?). L’enjeu est de taille, d’autant que cette structure pourrait abriter l’Observatoire des morsures de chiens et constituerait l’antichambre d’une organisation d’élevage, la Conférence nationale pour la filière canine, dont le rôle essentiel serait de piloter et d’aiguiller l’ensemble des acteurs de la filière.

Organiser la formation et délimiter les rôles de chacun

Définir les nomenclatures des différents métiers et encadrer la formation des acteurs sont d’autres préconisations des rapporteurs qui tombent sous le sens. Les enjeux sont de taille. Si la rédaction des nomenclatures de la plupart des métiers ne devrait pas poser de difficultés, le travail sera plus ardu pour certaines activités dont les champs ne sont pas clairement définis, par exemple celle liée à l’éducation et au comportement canin. Il faudra nécessairement délimiter les rôles des comportementalistes, des vétérinaires comportementalistes, des vétérinaires, des rééducateurs, des éducateurs et des auxiliaires. En outre, les conclusions du rapport Guené sur la délégation des soins ne pourront être dissociées de l’établissement de cette nomenclature.

M Neveux

Extrait de La Semaine Vétérinaire 1352

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