Un chaton de statut inconnu vis-à-vis de la rage recherché à Nantes

Valentine Chamard | 09.09.2016 à 18:31:23 |
chaton
© © Marianna Ceccarelli – iStock

La Préfecture de Loire-Atlantique a émis un avis de recherche, à titre préventif, sur un chaton introduit illégalement en France depuis la Roumanie.

Un avis de recherche émis par la Préfecture de Nantes (Loire-Atlantique) a été émis le 9 septembre à l’encontre d’un chaton recueilli en Roumanie, introduit illégalement en France le week-end du 3 septembre, et dont la propriétaire réside à Nantes (quartier Sainte-Anne). Celle-ci s’est fait mordre par l’animal, qui s’est échappé le 8 septembre alors qu’il était conduit chez le vétérinaire en vue de son euthanasie, indique les services gouvernementaux. Compte tenu de cette situation et à titre préventif (aucun symptôme évocateur de rage n'a été identifié sur le chaton), la direction départementale de la protection des populations (DDPP) de Loire-Atlantique avait en effet demandé à ce que l'encéphale de l'animal soit analysé par l'institut Pasteur pour que le statut sanitaire de l'animal soit connu. Il s'agit d'un chaton de deux mois (environ 800 grammes), tigré avec du blanc sur le ventre et le nez, et atteint de coryza.

La police municipale de Nantes est sollicitée pour rechercher l'animal. « Toutefois, l'aide des habitants du quartier peut être très utile pour le repérer », indique la Préfecture, qui appelle à contacter la police municipale si l’animal est repéré (02 40 41 95 30) ou, s’il a été recueilli, à le déposer dans la structure vétérinaire la plus proche. En parallèle, la DDPP a envoyé un courrier aux vétérinaires du département, les invitant à l’informer (02 40 08 87 09 ou 06 16 31 03 02) si l’animal leur est apporté et à prendre les coordonnées de la personne qui l’a déposé, pour qu’elle puisse, le cas échéant, être dirigée vers le centre anti-rabique de Nantes.

Un animal débilité 

« Il n'est pas nécessaire, à ce stade, d'envisager des mesures complémentaires à celles déjà mises en place dans une logique de précaution », souligne la Préfecture. « Les mesures de prévention mises en place ont principalement pour objectif d'éviter tout contact entre ce chaton et des personnes et également de prévenir l'éventuelle personne qui aurait pu le recueillir. » Par ailleurs, « au moment de sa disparition, il était atteint d'une autre affection. En l'absence de traitement, et sur un animal aussi jeune, il est probable que cette maladie entraîne dans les prochains jours (ou ait déjà entraîné) la mort naturelle de l'animal », concluent les Autorités.

Valentine Chamard
Réagir à cette actualité
Cet espace a vocation à débattre et partager vos avis sur nos contenus. En réagissant à cette actualité, vous vous engagez à respecter les conditions générales d’utilisation de Le Point Vétérinaire.fr. Tout commentaire calomnieux ou injurieux sera supprimé par la rédaction.
Retrouvez toute l’actualité vétérinaire
dans notre application

En poursuivant votre navigation, vous acceptez les CGU ainsi que l'utilisation des cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts.
En savoir plus

OK