Transport des équidés : le chemin est encore bien long

02.12.2010 à 06:00:00 |
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Le premier symposium sur le transport des chevaux (à destination ou non de l’abattoir) organisé par la Federation of Veterinarians in Europe (FVE) et la British Equine Veterinary Association (Beva) s’est tenu à Bruxelles le 29 novembre 2010.

Plus de vingt pays y étaient représentés. L’occasion de réunir des vétérinaires, des fonctionnaires, des transporteurs, des associations de protection animale autour d’un sujet dont la réalité de terrain est parfois dramatique. Car la législation et la réglementation sur le transport des équidés sont loin d’être toujours respectées.
Le temps de trajet (trop long) a été soulevé comme la faiblesse majeure du système, avec toutes ses conséquences en termes de bien-traitance animale, mais aussi de risques sanitaires pour l’animal (maladies émergentes favorisées par un état de faiblesse immunitaire) et la santé publique.

L’autre point d’orgue est celui de la réglementation sur l’identification, fondamentale pour protéger l’animal et la chaîne alimentaire. « Nous devons nous assurer que les pénalités sont effectives, proportionnelles à l’infraction et dissuasives, a souligné Pierre Naassens (chef des services vétérinaires belges). Un canal de communication efficace entre les pays devrait être établi et maintenu. » Par ailleurs, force est de constater que parfois, le manque de connaissance, de vigilance ou de formation peut conduire au transport de chevaux dans des conditions déplorables. L’information et la formation sont donc deux clefs de voûte importantes du système.
« Il faudrait réduire le transport des animaux vivants au profit de celui des carcasses, a insisté Josh Slater (président de la Federation of European Equine Veterinary Associations). L’abattage doit se faire au plus près du lieu de vie de l’animal. »

Une harmonisation et une standardisation entre tous les pays européens sont aussi nécessaires. Adopter une approche commune permettrait d’éviter les confusions, de limiter les temps de trajet, de vérifier les documents de transport et l’identification des chevaux, de faire inspecter par les vétérinaires les animaux lors du chargement, au cours du voyage et au déchargement à l’abattoir. La profession a un rôle clef à jouer dans ce cadre, tant au niveau de l’éducation sur les procédures relatives aux chevaux que sur les transports, les inspections aux frontières ou à l’abattoir.
A l’issue de la journée, plusieurs recommandations ont été formulées.

Marine Neveux


Pour plus d’informations, voir La Semaine Vétérinaire n° 1428 du 3/12/2010 en pages 12 à 14

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