02/09/2010 | Le Point Vétérinaire.fr

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Déontologie

Tout sur l’administrateur de DPE

La fonction d’administrateur du domicile professionnel d’exercice est LA nouveauté créée par le décret du 8 juillet 2010 qui adapte le Code rural à la directive “services”. Jacques Guérin, chargé de mission “exercice professionnel” au Conseil supérieur de l’Ordre, répond à nos questions.

Le décret indique que l’administrateur de DPE a pour mission de « coordonner » la mise en œuvre des dispositions du Code rural et du Code de déontologie. Comment faut-il comprendre ce terme ?
Coordonner, c’est à la fois être l’interlocuteur privilégié vers l’extérieur et le relais en interne en matière de déontologie. D’aucuns voient dans l’avènement de cette mission l’“œil de Moscou” de l’Ordre : rassurez-vous, il n’en est rien !
Le vétérinaire administrateur est celui qui, au sein du DPE, aura le rôle de préserver la dimension déontologique du projet d’entreprise, d’expliquer les enjeux et de fédérer l’équipe vétérinaire autour de ces valeurs. Nous sommes par conséquent loin de la vision du “flic” du DPE. Il s’agit plutôt d’un médiateur et fédérateur, dont l’objectif sera avant tout la prévention et la pédagogie.

L’administrateur doit-il avertir le Conseil régional de l’Ordre s’il constate un dysfonctionnement déontologique au sein du DPE ? Doit-il lui rendre régulièrement des comptes ?
Le champ de responsabilité du vétérinaire administrateur est homothétique avec celui du vétérinaire responsable pharmaceutique. S’il constate des dysfonctionnements, ses premiers interlocuteurs seront avant tout ses associés ou ses employeurs. C’est le premier niveau de résolution des problèmes. Si ce n’est pas suffisant, il pourra se tourner vers son Conseil régional pour exposer la situation, demander un avis éclairé et trouver des solutions. Mais si les choses devaient en arriver là, il est vraisemblable que d’autres problèmes, relevant de la viabilité de la société vétérinaire, se feraient jour.
Le vétérinaire administrateur n’a pas de comptes à rendre régulièrement au CRO ; il est simplement l’interlocuteur privilégié de l’Ordre sur tous les dossiers qui relèvent de la compétence ordinale, comme la transmission des contrats, la garantie du standard qualité revendiqué (cabinet, clinique ou hôpital vétérinaire) ou l’organisation de la continuité et de la permanence des soins. Vis-à-vis du Conseil régional de l’Ordre, il est une interface, un communicant dont l’objectif est de “huiler les rouages” et de faciliter les échanges.

Nicolas Fontenelle

Pour plus d’informations, voir La Semaine Vétérinaire n° 1415 du 3/9/2010 en pages 12 et 13

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