19/04/2010 | Le Point Vétérinaire.fr

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Sauver la génétique malgré la tuberculose

Un protocole permettant de sauvegarder la valeur génétique d’un élevage bovin atteint de tuberculose est évalué par l’Afssa. Le risque de transmission est réduit si les animaux donneurs sont exempts de signes cliniques et de lésions et que la mycobactérie ne peut être détectée sur le sperme, les embryons ou le liquide de collecte.

L’abattage est la thérapeutique appliquée lorsqu’un élevage est atteint de tuberculose bovine. Des dérogations existent pour les races à faible effectif, un abattage partiel pouvant être réalisé sous certaines conditions. La question se pose pour un élevage sélectionneur de charolais dont il serait utile de conserver la valeur génétique.

A la demande de la Direction générale de l’alimentation (DGAL), le Laboratoire national de contrôle des reproducteurs (LNCR) a élaboré un protocole, lequel est évalué par l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa).
La transmission par la semence est rare à très rare, sauf si l’animal est en phase terminale de l’infection. Elle est improbable dans le cas du transfert d’embryon, surtout si les animaux sont exempts de signes cliniques ou de lésions. Le risque de transmission dans ces deux cas apparaît minime, voire quasi-nul, surtout si les recommandations de la société internationale de transfert embryonnaire (IETS) pour la collecte et surtout pour le lavage des embryons sont bien appliquées. 
Des précautions s’imposent pour choisir les reproducteurs dont le matériel génétique peut ainsi être prélevé. Exempts de signes cliniques, ceux-ci doivent subir un dépistage associant intradermo-tuberculination comparative (IDC), dosage de l’interféron gamma, autopsie et PCR sur le sperme ou le liquide de collecte et les embryons non fécondés, mais aussi sur nœud lymphatique après abattage.
Pour réduire encore le risque de transmission, déjà minime à quasi-nul, l’Afssa recommande de privilégier l’intradermo-tuberculination simple, plus sensible que l’IDC, et de réaliser une PCR sur les 3 groupes de nœuds lymphatiques au lieu d’un seul.

Stéphanie Padiolleau
Télécharger l’avis de l’Afssa

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