Royaume-Uni : évaluer comment les vétérinaires abordent la maltraitance animale

Bénédicte Iturria | 26.05.2017 à 15:06:53 |
Chien maltraité
© ErimacGroup - iStock

Une étudiante à l'Université du Kent en Angleterre a élaboré un sondage destiné aux vétérinaires britanniques pour étudier comment ces derniers abordent les cas de maltraitance animale.

Ornela Sienauskaite est étudiante de troisième cycle à l'Université du Kent en Angleterre dans le département de psychologie. Elle prépare actuellement un master en psychologie médico-légale. Interpelée par la lecture d’une étude mettant en parallèle la capacité des médecins à détecter les cas de maltraitance chez les enfants avec celle des vétérinaires chez les animaux, elle a décidé d’approfondir le sujet. L’étudiante a ainsi constaté, au travers de nombreuses études réalisées aux États-Unis, que les vétérinaires n’étaient pas à l’aise pour reconnaître et signaler les abus envers les animaux pour diverses raisons, dont la principale était le manque de formation durant leurs études. En comparaison, les médecins disposent de connaissances développées et de procédures normalisées leur permettant de mieux appréhender la violence envers les enfants. 

Cette observation l’a motivée à élaborer, dans le cadre de son master, un sondage destiné aux vétérinaires britanniques pour étudier comment ces derniers abordent les cas de maltraitance animale. Ce sondage est le premier du genre au Royaume-Uni et a deux objectifs principaux :
1. Enquêter sur les aptitudes et la confiance des praticiens dans la reconnaissance et le signalement des cas de maltraitance dans leur pratique quotidienne. Les vétérinaires pensent-ils disposer de ressources adéquates pour le faire ? 
2. Interroger les vétérinaires sur leur perception en matière de formation et d'éducation à la détection de la maltraitance dans leur carrière, de l'école à l’exercice professionnel.
 
Les informations du questionnaire seront transmises aux organismes professionnels appropriés, mais toutes les données collectées resteront anonymes. Ce sondage est une étape de plus dans la prise de conscience de la nécessité de renforcer le rôle et les moyens du vétérinaire dans la lutte contre la maltraitance animale souvent liée aux violences domestiques.

Lire le détail dans un prochain numéro de La Semaine Vétérinaire

Bénédicte Iturria
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