RNV, millésime 2010 à Bordeaux

22.10.2010 à 06:00:00 |
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 « Vous êtes une grande profession, vous êtes une belle profession. » Le ministre de l’Agriculture, Bruno Le Maire, maniant la brosse à reluire avec un indéniable charisme, a gagné “à l’applaudimètre” la dernière édition des Rencontres nationales vétérinaires.

Reconnaissant “La Vétérinaire” comme une profession de santé pleine et entière, il a même eu droit à une longue standing ovation finale. Il faut dire aussi qu’il a beaucoup promis : certification, mandat sanitaire, médicament vétérinaire, protection des animaux…

Attaque timide, bouche flatteuse, finale un peu courte

Que ce soit lors de l’assemblée des délégués, ou lors du discours du ministre en réponse à celui de Rémi Gellé, on retient une année riche en événements et en enjeux pour les confrères. Riche en inquiétudes aussi… comme en témoigne la disparition progressive du terme “vétérinaire” et de sa lisibilité dans le paysage de notre profession : disparition des DDSV, éviction des vétérinaires des directions de laboratoires d’analyses, changement d’appellation de certaines ENV, etc. Délégation des actes, mandat sanitaire, FCO, enseignement… les RNV (du 14 au 16 octobre 2010) ont permis de faire le point sur plusieurs sujets d’actualité. 

Acte vétérinaire. Le projet d’ordonnance est soumis au Conseil d’Etat. Il reprend les propositions de l’accord signé l’été dernier entre les organisations professionnelles vétérinaires et agricoles, et précise donc les dérogations accordées aux éleveurs pour les animaux dont la chair est destinée à la consommation. La formation et la liste des actes feront encore l’objet d’une concertation. Si cette liste recouvre les soins couramment effectués par les éleveurs, certaines questions pratiques restent à régler.
La délégation des actes au sein de la clinique est un autre débat, qui devrait s’ouvrir en 2011.

Ouverture du capital. Le président du Syndicat national des vétérinaires d’exercice libéral (SNVEL) a déploré, comme il l’avait fait en 2009 à Nice, la non-parution du décret permettant aux vétérinaires de constituer des sociétés de participation financière de professions libérales (SPF-PL). Il a rappelé que le SNVEL n’accepterait pas l’entrée dans le capital des entreprises vétérinaires de capitaux issus de l’amont (laboratoires) ni de l’aval (éleveurs), et que les praticiens devaient conserver la majorité du capital et des droits de vote de leurs entreprises.

Nicolas Fontenelle, Marine Neveux, Stéphanie Padiolleau

Pour plus d’informations, voir La Semaine Vétérinaire n° 1422 du 22/10/2010 en pages 14 à 16

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