Risques biologiques : comment mieux anticiper

15.02.2013 à 06:00:00 |
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Les évolutions de la réglementation et l’émergence de nouveaux dangers poussent toutes les organisations à mettre en place et à formaliser les dispositifs de sûreté.

Les entreprises agro-alimentaires, les laboratoires et bien d’autres structures peuvent être la cible d’actes malveillants, criminels ou encore terroristes. Ces actions et leurs conséquences sur la santé publique (risques de contamination de la chaîne alimentaire, effets de panique, etc.) et sur l’entreprise (réputation aux niveaux local et international, baisse des exportations alimentaires, etc.) sont à prendre au sérieux. En témoigne l’incident survenu en juillet 2012 sur quatre vols de la compagnie Delta Air Lines entre Amsterdam et les États-Unis : des aiguilles à coudre ont été retrouvées dans des sandwichs servis à bord, blessant l’un des passagers au palais. L’affaire a immédiatement été traitée comme un acte criminel par la compagnie aérienne américaine, en collaboration avec les instances gouvernementales.

La dernière séance de la Société vétérinaire pratique de France (SVPF), qui s’est tenue en février 2013 sur ce thème, a permis de rappeler l’émergence des exigences liées au programme Food Defense et aux échanges commerciaux, mais aussi la vulnérabilité de certaines organisations face à ces diverses menaces, ainsi que l’intérêt de mettre en œuvre et de formaliser des mesures de sécurité.

Olivier Boutou, de l’Association française de normalisation (Afnor), est intervenu lors de la séance de la SVPF pour souligner l’apparition des exigences relatives aux échanges commerciaux et l’importance d’adopter une démarche professionnelle de prévention des dangers. Le groupe préconise une méthode en quatre étapes incluant l’évaluation des menaces (c’est-à-dire la vulnérabilité de l’organisme), les mesures spécifiques de prévention, puis l’anticipation et la gestion d’un acte malveillant, enfin le suivi, la mise à jour et l’amélioration.

Quant à la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris (BSPP), elle se focalise sur l'importance de la gestion de crise en santé publique vétérinaire. « Face aux risques biologiques, des efforts de formation ont été effectués pour prendre en compte les éléments auxquels nous serons confrontés », précise Dominique Grandjean, vétérinaire colonel à la BSPP, pour qui il est important, au niveau des zones de défense et de sécurité, d’avoir un référent “risque biologique” de préférence vétérinaire.

Clarisse Burger

Pour plus d’informations, voir La Semaine Vétérinaire n° 1527 du 15/02/2013 en pages 16 et 17

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