Reprise d’entreprise : attention aux nombreux pièges

05.06.2013 à 06:00:00 |
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Savoir pourquoi l’activité est à céder, ne pas se contenter des chiffres fournis, refuser les mauvaises valorisations sont autant de clés pour réussir le rachat d’un cabinet ou d'une clinique.

Reprendre une entreprise n’est pas une mince affaire. Vigilance et savoir-faire sont de mise. Quelques règles essentielles sont à connaître pour les vétérinaires qui se lanceraient dans cette aventure, afin de ne pas se retrouver, une fois la société achetée, dans une situation catastrophique.

Christophe Hinfray, entrepreneur et actuellement à la tête d’une société high-tech, ne le sait que trop bien. Auteur du livre Les 99 pièges de la reprise d’entreprise, il a décrypté les erreurs et les pistes pour les éviter. Et ce, au travers de 25 expériences réellement vécues par des entrepreneurs issus de divers secteurs d’activité.

Premier conseil donné aux repreneurs de petites ou de moyennes entreprises, quelle que soit leur profession : ne pas être naïfs surtout dans un contexte concurrentiel tendu et savoir ce que l’on acquiert. « Lorsque vous achetez une entreprise, seuls 20% des éléments sont visibles, 80% ne sont donc pas fournis  », tient à préciser Christophe Hinfray qui a racheté une PMI en 2005, spécialisée dans les sièges en cuir pour automobiles, et produisant 10 000 unités par an, à 1 100 € la pièce. « En affaires, il faut être parano ! », ajoute-t-il en faisant allusion à l’ouvrage intitulé Seuls les paranoïaques survivent publié à l’âge de 68 ans par Andrew Grove, président-directeur général et cofondateur d’Intel, le leader des microprocesseurs. Un message qu’il convient de traduire comme la capacité à ne pas sous-estimer la concurrence et à se remettre en question, pour pouvoir avancer.

Selon Christophe Hinfray, il ne faut pas prendre pour argent comptant toutes les données fournies par le cédant : à commencer par les statistiques officielles du marché ciblé qui sont généralement erronées, ou qui ne sont pas actualisées. Vérifiez donc la fiabilité d’une étude de marché, qui a la possibilité de s’appuyer sur les réseaux sociaux. Ensuite, lors du rachat, il est recommandé de ne jamais signer une caution personnelle, afin de ne pas s’endetter lourdement. Il ne faut pas non plus tomber dans certains pièges, comme celui de la valorisation des stocks à moins de connaître exactement leur valeur à l’instant T. Il convient également de savoir pourquoi la société est en vente et pour quelles raisons, par exemple, 25 % des clients s’en vont.

Clarisse Burger

Pour plus d’informations, voir La Semaine Vétérinaire n° 1542 du 31/05/2013 en pages 34 et 35

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