Recommandations vaccinales contre la rage et la leptospirose

Tanit Halfon | 03.08.2017 à 11:03:47 |
Vaccination
© Remains-istock

Le ministère des solidarités et des santés a publié les dernières recommandations en matière de vaccination contre la rage et la leptospirose.

Le vétérinaire, lors de sa vie professionnelle, est exposé au risque de zoonoses. Il peut se protéger de certaines d’entre elles via la vaccination. Le ministère des solidarités et des santés a ainsi publié sur son site des fiches de recommandations vaccinales, notamment pour la rage et la leptospirose, deux maladies pouvant concerner le vétérinaire.

La vaccination contre la rage est conseillée pour le personnel des services vétérinaires, des laboratoires manipulant du matériel contaminé ou susceptible de l’être et des abattoirs, les équarisseurs, le personnel des fourrière, les naturalistes, les taxidermistes, les gardes-chasse, les gardes forestiers et enfin les chiroptérologues. De manière générale, il est recommandé de se faire vacciner si l'on est régulièrement exposé aux virus de la rage des chauves-souris en France métropolitaine.
Le schéma vaccinal est le suivant : trois injections à J0, J7, J21 ou J28 et rappel à un an systématique pour les chiroptérologues. Pour les autres professionnels exposés, les rappels dépendront du niveau d’exposition et des contrôles sérologiques. De même que pour les rappels ultérieurs des chiroptérologues. 
En cas d’exposition, il convient de contacter le plus rapidement possible un centre de vaccination antirabique. 

La vaccination contre la leptospirose n’est conseillée que dans des situations spécifiques (évaluation au cas par cas) et plutôt pour des personnes exposées au risque de contact fréquent avec des lieux infestés de rongeurs. On y trouve par exemple les professionnels travaillant dans les égouts ou les stations d’épuration, ou certains pêcheurs, plongeurs et gardes-pêches en eau douce. Le vétérinaire n’est pas cité comme professionnel à risque. Le schéma vaccinal est le suivant : deux injections à 15 jours d’intervalle, un rappel 4 à 6 mois plus tard, puis tous les deux ans en cas de persistance d’exposition. Il doit être complété de mesures de protection générales et individuelles, et d’une bonne compréhension des comportements à risque et de l’efficacité relative du vaccin disponible. 

Tanit Halfon
1 commentaire
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Guillaume Collignon, Vétérinaire le 06-08-2017 à 07:45:25
Nous sommes d'accord sur le principe.
Petite question en passant : QUI paye, et surtout Combien ? De mémoire, ces vaccins humains étaient très loin d'être bon marché il y a 10 ans.
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