Questions à Michel Baussier, président du Conseil supérieur de l’Ordre

06.05.2011 à 06:00:00 |
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Plusieurs sujets ont animé l’actualité ces dernières semaines. Le président de l’Ordre a répondu aux questions d’actualité de La Semaine Vétérinaire afin d’éclairer les confrères sur les enjeux à venir et la position de l’instance ordinale.

La Semaine Vétérinaire : A la suite de la parution de l’ordonnance sur l’acte vétérinaire, en janvier 2011, plusieurs professionnels attaquent la profession vétérinaire, arguant d’une situation de monopole. La dentisterie équine, la reproduction et l’ostéopathie font actuellement l’objet d’aspirations de la part de non-vétérinaires qui souhaitent être reconnus pour exercer ces activités. Quelle est votre analyse ?

Michel Baussier :
D'abord, il ne s'agit pas de professionnels puisqu'il ne s'agit pas de professions, mais d'activités exercées jusqu'à maintenant en toute illégalité, par des personnes aux compétences et aux statuts divers et variés. Ces dernières recherchent depuis plusieurs années une reconnaissance, sans pour autant l'avoir officiellement demandée, incapables qu'elles étaient d'offrir une représentation commune.

En déposant un recours contre l'ordonnance législative du 20 janvier 2011, elles ont fait le choix de prendre en otages les organisations professionnelles agricoles et vétérinaires qui avaient réalisé un accord, lequel a abouti à ladite ordonnance, pour faire entendre leur voix auprès de la représentation nationale et du gouvernement. A la demande de ce dernier, nous avons accepté, dans un délai bref, en coordination avec les organisations professionnelles vétérinaires concernées, notamment le SNVEL, de considérer le cas de ceux qui, dépourvus de tout titre de vétérinaire, se dénomment eux-mêmes dentistes équins, ainsi que de ceux qui pratiquent l'ostéopathie sur les animaux. Cela en contrepartie du retrait, sans autre condition, de leur recours contre l'ordonnance.
Il s'agit d'examiner dans quelles conditions de formation sérieuse et de diplôme reconnu par l'Etat certaines de ces innombrables personnes pourraient, demain, exercer légalement leur activité à côté des vétérinaires, voire sous leur autorité, dans le cadre d'un référentiel d'actes bien codifié. C'est le début d'un processus qui demandera forcément du temps. Il ne s'agit pas de créer de novo une population d'acteurs exerçant au détriment des confrères. Au contraire, cela aura plutôt pour effet de réduire la population existante, pour le bénéfice des meilleurs d'entre eux, des vétérinaires et, surtout, des propriétaires d'animaux.

Propos recueillis par Marine Neveux

Pour l’intégralité de l’interview, voir La Semaine Vétérinaire n° 1449 du 6 mai 2011 en pages 12 à 14

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