Quel chien pour Obama ?

24.12.2008 à 10:00:00 |

Quelle était la question la plus discutée sur le site Internet du candidat Obama quelques jours avant son élection ? La crise économique ? La guerre en Irak… ? Perdu. Comme sur une bonne partie de la Toile, c’est la race du futur chien du président qui a occupé les chats, forums et autres blogs. Car si presque tous les présidents américains ont eu un chien en entrant à la Maison-Blanche, Barack Obama n’a même pas un poisson rouge. Les Américains veulent donc absolument qu’un compagnon à quatre pattes l’accompagne dans le bureau ovale.
Mais lequel ? La question soulève tant de commentaires aux Etats-Unis qu’il a lui-même abordé le sujet lors de sa première conférence de presse en tant que président, le 8 novembre dernier. « Notre préférence serait de prendre un chien abandonné recueilli. Beaucoup de chiens de refuge sont des croisements comme moi », a-t-il souligné malicieusement, avant de préciser que celui-ci devra être « hypoallergénique » puisque l’une de ses deux filles est allergique aux poils de chien.
L’American Kennel Club (AKC), la plus importante fédération canine des Etats-Unis, a proposé ses services pour choisir l’animal. Fin août, l’AKC a lancé un sondage sur son site Internet pour savoir quel chien conviendrait le mieux au président. 42 000 personnes ont donné leur avis, pour finalement affubler la famille présidentielle d’un… caniche qui, justement, ne perd pas ses poils.
Les vétonautes, eux, verraient bien Barack Obama avec un labrador, « le plus sobre et universel », « souple et solide à la fois », « fiable», « le chien le plus adapté aux enfants » , arguent les votants. Normal, dans l’esprit collectif des Français, le labrador est le chien par excellence du président. Georges Pompidou, Valéry Giscard d’Estaing, François Mitterrand, Jacques Chirac, tous ont eu un labrador à l’Elysée. Même Nicolas Sarkozy n’échappe pas à la tradition : la faculté vétérinaire de l’université de Montréal lui en a offert un récemment.
Plus étonnant, le lévrier arrive en deuxième place. Et l’analogie que font les vétonautes entre ce chien et le président américain est à la hauteur de “l’obamania” qui s’était fait jour dans l’un de nos précédents sondages: « Fin et élancé comme lui », « chic mais sobre », « élégance et célérité », « pour la “classe” et la détente à la course »… N’en jetez plus ! On retiendra également quelques votes surprises, en faveur du pit-bull « pour faire changer les mentalités » et « pour contribuer à faire accepter ces pauvres chiens qui subissent un racisme de type, délit de sale gueule ».
En cette mi-décembre, la question, toujours sans réponse, continue d’alimenter la chronique…


N Fontenelle

Extrait de La Semaine Vétérinaire 1340
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