Prévention des maladies exotiques : les recommandations de l'Anses

31.05.2012 à 06:00:00 |
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La fièvre aphteuse en 2001, l'influenza aviaire de sous-type H5N1 HP en 2006, la fièvre catarrhale ovine en 2007 et 2008, le virus Schmallenberg en 2011-2012 : les crises sanitaires de la dernière décennie sont liées à l'introduction en métropole d'agents pathogènes exotiques.

Dans ce contexte, l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) s'est autosaisie sur le sujet, dès 2009, et a rendu public son avis le 22 mai 2012.

L'Agence précise que, si le système français fondé sur le tryptique services vétérinaires, vétérinaires praticiens et laboratoires a démontré sa capacité à réagir efficacement lors des dernières incursions de maladies exotiques, des améliorations sont encore possibles et souhaitables.

4 filières sont étudiées: les porcs, les volailles, les chevaux et les ruminants. Les agents pathogènes exotiques (62 maladies au total) ont d'abord été classés en 3 groupes, selon leur probabilité d'introduction et de diffusion sur le territoire métropolitain, et leurs conséquences potentielles.
Les 21 premières maladies (soit les 2 premiers groupes) ont fait l'objet d'un travail d'analyse sur les forces et les faiblesses des systèmes de surveillance et de prévention actuellement en place et sur leurs possibilités d'amélioration.

Ainsi, les recommandations émises par l'Anses portent notamment sur :
- le recensement et le géo-référencement de tous les élevages, et l'amélioration de la traçabilité des animaux ;
- l'amélioration de la réactivité des systèmes de détection des maladies par une meilleure centralisation des informations épidémiologiques internationales ;
- l'optimisation du système des vétérinaires référents grâce à de nouveaux référents répartis sur le territoire national, par filière et/ou par maladie ;
- la désignation d'un laboratoire national de référence (LNR) pour chacune des 21 maladies exotiques prioritaires ;
- l'actualisation des plans d'urgence existants et l'établissement de plans pour les maladies exotiques les plus à risque, pour lesquelles ils n'existent pas encore ;
- la vérification de la composante biosécurité des guides de bonnes pratiques en élevage à l'occasion de la visite sanitaire ;
- la constitution de banques européennes de vaccins et le choix de fournisseurs potentiels pour les vaccins disponibles à l'étranger ;
- l'inclusion de messages spécifiques sur le site web de conseil aux voyageurs du ministère des Affaires étrangères et européennes (sur les dangers d'introduction de ces maladies via le commerce d'animaux vivants, et celui des produits d'origine animale).

Nathalie Devos

Pour plus d'informations, voir La Semaine Vétérinaire n° 1498 du 1er juin 2012 en page 20

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