Près des deux tiers des praticiens se sentent chefs d’entreprise

06.07.2009 à 10:00:00 |

Au-delà de leur métier de clinicien, les vétérinaires ont à faire faceà un enjeu capital pour la pérennité de leur activité : la maîtrise de leurs coûts de production. Pour cela, ils doivent appliquer à leurs structures d’exercice les règles auxquelles sont astreintes les entreprises commerciales.

Par la force des choses donc, et même si près de 40 % des praticiens qui ont répondu à notre sondage ne se voient pas ainsi, ils sont bel et bien des chefs d’entreprises, à la tête d’entreprises libérales définies par l’Insee comme « une personne, physique ou morale, disposant d’une comptabilité propre, qui exerce, en toute indépendance, avec une responsabilité civile professionnelle, son activité principale dans les domaines de santé, juridique, judiciaire, technique ou commercial ».
Cet aspect managérial et gestionnaire pèche parfois dans l’activité des cliniques. Il faut dire que la formation à l’entreprise dispensée dans les écoles vétérinaires reste embryonnaire. Celles-ci forment d’abord des cliniciens, et les étudiants qui choisissent cette filière ne ressentent pas le besoin d’une telle formation. Ce n’est que confrontés à la création de leur structure, quand ils souhaitent s’installer, qu’ils découvrent leurs lacunes : bilan comptable, TVA, gestion des ressources humaines, etc.
« Il faut que cette formation à l’entreprise soit développée dans les écoles vétérinaires, en lien avec la profession, notait avec justesse le sénateur de la Haute-Marne, Charles Guené, dans son rapport de janvier 2009 (« Vers une profession vétérinaire du XXIe siècle »). Le développement de cette formation se révèle d’autant plus indispensable que l’avenir est aux associations de grandes dimensions permettant des activités spécialisées et diversifiées et impliquant cette dimension entrepreneuriale de l’activité vétérinaire et une culture du travail collectif. » Il proposait que cet enseignement soit délivré dès la première année en ENV, en même temps qu’un apprentissage de l’anglais et le développement des échanges avec les autres écoles vétérinaires de l’Union européenne.

N Fontenelle

Extrait de La Semaine Vétérinaire 1367

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