Première journée vétérinaire apicole à Nantes

03.09.2012 à 06:00:00 |
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Depuis 4 ans, la Fédération nationale des organisations sanitaires apicoles départementales (Fnosad) et Oniris organisent conjointement la Journée scientifique apicole (JSA), au cours de laquelle des scientifiques partagent avec la communauté apicole les résultats de leurs derniers travaux de recherche. Cette année, cette JSA, qui s’est tenue les 7 et 8 juin 2012 à Oniris, a été couplée pour la première fois à la Journée vétérinaire apicole (JVA), dont le but est de rassembler des vétérinaires, qu’ils soient praticiens, enseignants, chercheurs ou encore de l’administration.

Il est prévu de la renouveler tous les 2 ans à Nantes, afin de permettre aux vétérinaires impliqués dans l’apiculture de tisser un réseau actif et efficace en France.

Une large place a été faite à l’analyse de résultats toxicologiques en apiculture et aux discussions sur des cas d’intoxication rapportés par des praticiens de terrain. Cette journée a, en outre, été l’occasion de s’intéresser aux missions et rôles du vétérinaire apicole.

Ainsi, selon Pierre Schmit, vice-président du CRO des Pays de la Loire, « nous sommes sur le seuil d’une nouvelle situation sanitaire qui laisse de nombreuses portes ouvertes, car beaucoup de décrets n’ont pas encore été promulgués, notamment pour définir les activités, les espèces et le nombre d’animaux imposant, en apiculture, la désignation d’un vétérinaire sanitaire habilité ». Pour pallier le manque de confrères dans ce domaine, la question d’une dérogation à la limitation géographique d’un vétérinaire sanitaire est aussi en suspens. En revanche, il est clair que des Organismes vétérinaires à vocation technique (OVVT) devront exister, avec des vétérinaires bien identifiés. Il est probable que la mise en place de ce réseau de vétérinaire sanitaires passera par la certification de la qualité du miel : si, pour le moment, les décideurs sont les apiculteurs, la voix des consommateurs fera force de loi d’ici peu. Néanmoins, pour Christophe Roy, praticien et président de la commission apicole de la SNGTV, le vétérinaire, « longtemps absent de la communauté apicole, doit pour l’instant rester humble et s’adapter aux apiculteurs et aux acteurs déjà en place ». Un essai de plan d’épidémiosurveillance a été lancé en 2011 dans la Drôme et en 2012 dans 5 autres départements ; 66 ruchers dans chacun d’eux ont été visités 3 fois par an. Le succès de cette opération pourrait bien avoir un impact sur l’avenir du vétérinaire sanitaire en apiculture.

Cyril Parachini-Winter

Pour plus d’informations, voir La Semaine Vétérinaire n° 1505 du 31 août 2012 en page 22

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