Plan antibiorésistance : « Notre intention est d’aller vite »

25.11.2011 à 06:00:00 |
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Le 17 novembre, Jean-Luc Angot, directeur adjoint de l’Alimentation, a présenté à la presse le plan national de réduction des risques d’antibiorésistance.

Quel sera le calendrier d’application du plan de lutte contre l’antibiorésistance? Sera-t-il influencé par l’échéance électorale ? « Notre référence, ce ne sont pas les élections, mais le souhait de diminuer de 25 % l’usage des antibiotiques, a précisé Jean-Luc Angot. Notre intention est d’aller vite. »

Certaines questions font l’actualité, notamment la mesure n° 29 sur l’encadrement des pratiques commerciales, en particulier la suppression des contrats de coopération commerciale et la limitation des marges susceptibles d’influencer la prescription. « Son champ d’application concerne tous les médicaments », a souligné notre confrère. L’objectif reste, là aussi, une publication rapide du décret, début 2012. Une mission d’inspection sera confiée au Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER) afin de définir les règles d’une meilleure transparence sur la nature des contrats existants. « Cette mission sera conduite dans les mêmes délais que le décret. »

Pas de découplage prescription-délivrance

Jean-Luc Angot est clair : « Au niveau français, nous défendons le système de prescription-délivrance par le vétérinaire, qui est un outil de sécurisation. Pour nous, il est important que la prescription et la délivrance soient liées. En médecine humaine, les deux sont dissociées et l’on rencontre des problèmes d’antibiorésistance, donc ce n’est pas cela qui a permis de résoudre la problématique. Nous continuerons à défendre cette position au niveau européen. La personne qui connaît le mieux la santé et l’animal, c’est le vétérinaire. »
En outre, un certain nombre de mesures, notamment pour l’arrêt de l’usage des antibiotiques critiques dans les plans sanitaires d’élevage, ou pour l’oxyde de zinc, sont conditionnées à l’évaluation de l’Agence nationale de sécurité sanitaire. Reste à savoir dans quel délai elle sera réalisée. L’Anses doit rendre son rapport en 2013, « mais nous avons demandé des résultats anticipés sur certains points, dont les méthodes alternatives, la question de l’oxyde de zinc, etc., a expliqué Jean-Luc Angot. Il s’agit aussi d’un plan évolutif, et nous évoluerons avec les résultats du Résapath* ».

Marine Neveux

* Réseau d’épidémiosurveillance de l’antibiorésistance des bactéries pathogènes.

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