Pfizer présente un ceftiofur révolutionnaire : un one shot avec un délai d’attente lait « nul »

11.12.2009 à 00:00:00 |

Pfizer a profité de l’European Buiatrics
Forum, à Marseille, pour présenter aux
vétérinaires buiatres son nouvel antibiotique
révolutionnaire… Naxcel® Bovins.

Révolutionnaire ? Il ne le sera pas par son principe actif, le ceftiofur. Cette céphalosporine de troisième génération est déjà bien connue des praticiens qui l’utilisent sous forme sodique dans
le lyophylisat Excenel® ou de chlorhydrate dans la suspension injectable Excenel® RTU.

Révolutionnaire ? Il ne le sera pas par ses délais d’attente. Ils sont pourtant de « zéro jour » dans
le lait, ce qui permet de traiter des vaches laitières sans être préoccupé, ni financièrement pénalisé
par le retrait du lait de la consommation humaine. Ce temps d’attente nul est déjà appliqué
pour Excenel® et Excenel® RTU et permet déjà de livrer le lait pendant le traitement.

Révolutionnaire ? Il ne le sera pas par son schéma posologique : une injection sous-cutanée efficace sept jours. Il s’agit donc d’un traitement one shot où une unique injection à la dose de 6,6 mg/kg (10 ml/300 kg) permet le traitement complet d’un bovin.

Révolutionnaire ! Il le sera certainement par la combinaison de toutes ces caractéristiques : une
céphalosporine à spectre large, bactéricide tempsdépendant, efficace en une seule injection, et
surtout utilisable chez les vaches laitières sans nécessiter de retirer le lait de la consommation
humaine. Aucun autre antibiotique n’avait jusqu’à présent associé tous ces atouts dans un
seul produit. Pour l’éleveur laitier, c’est aussi la tranquillité d’esprit de ne pas risquer la présence
d’inhibiteurs et d’une bonne observance, sans les contraintes d’isoler la vache pendant trois à cinq
jours pour la traite et les injections supplémentaires. D’ailleurs, dès que le traitement antibiotique
nécessite des injections quotidiennes pendant trois à cinq jours, environ la moitié des éleveurs ne réalisent qu’une, voire deux injections, malgré les risques de perte d’efficacité. Le délai d’attente deneuf jours dans la viande impose toutefois une contrainte encore inhabituelle en Europe :
l’injection sous-cutanée à la base de l’oreille. En effet, la zone de l’oreille n’est pas destinée à
la consommation humaine. Et les concentrations antibiotiques persistantes au point d’injection n’ont donc pas été prises en compte pour le calcul du délai d’attente viande.

E Vandaele

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