13/04/2010 | Le Point Vétérinaire.fr

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“Paquet hygiène”, paquet cadeau ?

Réunis lors du dernier séminaire du Réséda, le 8 avril 2010 à Paris, différents acteurs de la chaîne alimentaire (éleveurs, représentants de l’industrie agroalimentaire, de l’alimentation animale, de la DGAL et de la DGCCRF) ont dressé un bilan plutôt positif de la nouvelle réglementation, même si tout n’est pas rose…

Il est entré en vigueur le 1er janvier 2006 et fait suite au livre blanc sur la sécurité sanitaire des aliments publié par la Commission européenne en 2000 : le “paquet hygiène”, un ensemble de règlements communautaires adoptés de 2002 à 2005, a fait l’objet d’une table ronde organisée lors du dernier séminaire du Réséda*, le 8 avril 2010 à Paris. 
Eleveurs, représentants de l’industrie agroalimentaire, de l’alimentation animale, de la DGAL (Direction générale de l’alimentation) et de la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) y étaient conviés.
Les efforts et les actions mis en place par les acteurs concernés pour s’adapter à cette nouvelle réglementation semblent avoir été récompensés. Dans leur ensemble, les intervenants ont salué l’utilité des guides de bonnes pratiques qui facilitent le travail des professionnels au quotidien, simplifient les audits et permettent de gagner d’autres marchés de qualité.

Le “paquet hygiène” a, par ailleurs, renforcé les échanges avec les différents maillons des filières de production. « L’approche intégrée de la fourche à la fourchette, la responsabilisation accrue des exploitants, les obligations de résultats et la traçabilité voulus par le “paquet hygiène” ont forcément rapproché les maillons de production et de distribution, et augmenté les échanges entre eux », a résumé Marie Lescop, du groupe meunier Nutrixo.
Les intervenants ont également insisté sur l’utilité des autocontrôles effectués par les professionnels de la chaîne alimentaire. 
Il reste toutefois quelques points à améliorer. « Il est important que les règles du jeu soient les mêmes pour tous. Or certains secteurs ne font l’objet que d’un nombre limité de contrôles par rapport à d’autres ! ». Un participant a ainsi particulièrement pointé les secteurs du transport et du stockage des aliments, « où les contaminations croisées ne sont pas rares ».
La DGAL travaille actuellement sur le rapport communautaire qui fait le point sur l’application du “paquet hygiène” au sein des pays membres, a indiqué Paul Mennecier. Le but est de clarifier les zones d’ombre qui subsisteraient dans certains textes dont l’interprétation peut prêter à confusion.

Nathalie Devos
* Réseau des organisations professionnelles et interprofessionnelles pour la sécurité et la qualité des denrées animales
Pour plus d’informations, voir La Semaine Vétérinaire n° 1401-1402 des 16 et 23/4/2010 en page 17

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