18/09/2014 | Le Point Vétérinaire.fr

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Interview

« Nous sommes « vent debout » contre cette réforme »

Michel Chassang, président de l'UNAPL, précise pourquoi il faut se mobiliser contre le projet de réforme des professions réglementées.

 

 

Qu’ avez-vous décidé lors de votre conseil extraordinaire du 11 septembre ?

Nous allons entamer un mouvement de ripostes, soutenir les manifestations des professions libérales contre le projet de réforme du gouvernement. Après la journée de mobilisation des huissiers ce lundi, et des notaires ce mercredi, il y en aura d’autres encore. Nous allons lancer une pétition nationale et une campagne de médiatisation qui est en cours. Et le 30 septembre, la manifestation par nous tous. Tout cela a été décidé à l’unanimité.

 

 Le gouvernement a fait un pas vers la concertation. Qu’en dites-vous ?

 

Je ne crois que ce que je vois, comme Saint Thomas. Je me méfie des paroles. Certes, le message d’Emmanuel Macron se distingue clairement sur la forme. Il change par rapport à la méthode à la hussarde de son prédécesseur, Arnaud Montebourg. Nous avons rendez-vous vendredi 26 septembre avec Emmanuel Macron, cette semaine avec Christiane Taubira pour les professions du droit. C’est un signe positif. La participation du 30 septembre doit être massive, les retours sont déjà très encourageants. Toutefois, il n’y a pour l’heure, rien de concret. Et le gouvernement persiste dans son intention de réformer les professions réglementées.

 

 Les inquiétudes des professions réglementées se cristallisent face à l’ouverture de leur capital social prévue dans le rapport de Bercy. Pourquoi ?

 

Il est totalement inacceptable d’ouvrir notre capital social aux non professionnels. Nous perdrions tout et nous serions livrés à la finance internationale. Ceci reste le point dur. Pour l’instant, il y a une volonté d’apaisement du gouvernement. Si demain, nous perdons notre outil de travail, nous ne serons plus une profession libérale réglementée et nous perdrons la propriété de nos sociétés. L’ouverture du capital social est un point majeur et transversal pour tous les métiers réglementés, peu importe les limites de l’ouverture. Pour autant, nous sommes favorables à un regroupement de professionnels et multi-professionnels, mais absolument pas à l’ouverture aux tiers étrangers, non professionnels.

 

 

La déréglementation des professions libérales représente-t-elle un réel danger ?

 

Nous avons des missions  de service public, nous ne voulons donc pas la déréglementation de nos métiers. Plusieurs questions se posent comme le maintien du numerus clausus, l’installation. Ce que nous avons patiemment construit ne doit pas être cassé. Il ne faut pas détruire ce qui marche. Nous parlerons de tout cela  avec le ministre Emmanuel Macron. Nous sommes « vent debout » contre cette réforme....

Lire la suite de l'entretien dans la Semaine vétérinaire du 19 septembre page 16

Clarisse Burger

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