Les nanomédicaments, alliés de la médecine de demain ?

10.04.2013 à 06:00:00 |
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Invisibles à l’œil nu, ils n’en sont pas moins partout. Ordinateurs, cosmétiques, emballages alimentaires : les nanomatériaux trouvent des applications dans de nombreux domaines de la vie quotidienne. Leur taille leur confère des propriétés susceptibles de révolutionner la médecine (notamment en cancérologie, en vaccinologie et en imagerie médicale) en permettant des diagnostics plus précoces et des traitements plus efficaces et personnalisés. L’avenir, y compris médical, sera “nano”, même si les connaissances sur leurs risques potentiels demeurent lacunaires.

Connaissez-vous le point commun entre un téléphone portable, un vaccin contre le papillomavirus ou encore la fumée ? Tous contiennent des nanomatériaux, ces éléments dont la taille est comprise entre 1 et 100 nm. Déjà omniprésents dans notre environnement, leurs applications potentielles sont considérables. Ils ouvrent aussi des perspectives dans le domaine de la santé, notamment animale. À ce titre, ils ont fait l’objet d’une séance de l’Académie vétérinaire de France, le 7 mars 2013 à Paris.

Des médicaments aux propriétés inédites

La taille des nanomédicaments leur confère la possibilité  de circuler dans les vaisseaux sanguins, de diffuser à travers des barrières biologiques et, pour certains, de pénétrer à l’intérieur des cellules par endocytose. Ils peuvent surtout être créés sur mesure, en agissant à la fois sur leur contenant et sur leur surface extérieure.

L’une des grandes applications des nanoparticules est ainsi leur utilisation comme vecteurs de médicaments, par l’encapsulation de substances actives. Celles-ci peuvent ainsi être délivrées intactes dans la cellule. Cela permet en outre d’en diminuer les doses, les effets secondaires et le coût.

Par ailleurs, l’insertion de divers éléments sur la paroi leur confère des propriétés intéressantes, avec à la clé une meilleure efficacité et tolérance que les médicaments “classiques”.

La cancérologie est le domaine de prédilection des recherches en nanomédecine. Les nanoparticules possèdent, de par leur taille, un tropisme pour les cellules cancéreuses, et les scientifiques espèrent pouvoir affiner encore ce tropisme, en ajoutant à la surface des nanovecteurs des ligands spécifiques des récepteurs présents sur les cellules cancéreuses.

Le principe de précaution s’impose

Toutefois, si les nanomatériaux soulèvent des espoirs en médecine, ils font aussi naître des craintes, principalement sur leur potentielle toxicité, dans un contexte d’absence de réglementation spécifique et de standardisation des modèles d’exposition.

Valentine Chamard

Pour plus d’informations sur les enjeux des nanoparticules en santé et leurs applications potentielles en médecine vétérinaire, voir La Semaine Vétérinaire n° 1534 du 05/04/2013 en pages 25 à 30

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