Les Français veulent être informés sur l’abattage

10.10.2013 à 06:00:00 |
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Un sondage Ipsos, conduit les 27 et 28 septembre 2013, met en exergue le souhait des consommateurs d’être informés sur le mode de mise à mort des animaux.

Dans le contexte de la réflexion menée par la Commission européenne, l’œuvre d’assistance aux bêtes d’abattoirs (OABA) et l’association One Voice ont commandé fin septembre, à l’institut Ipsos, un sondage sur les attentes des Français en termes d’informations sur les viandes. En effet, Bruxelles rendra, d’ici à la fin de l’année, son rapport sur l’opportunité d’informer les consommateurs sur les méthodes d’abattage. Une question qui rejoint le travail effectué par les sénatrices Sylvie Goy-Chavent et Bernadette Bourzai dans le cadre de leur mission d’information sur la filière viande, qui a fait l’objet d’un rapport cet été*. Elles mettaient en exergue, dans l’une de leurs 40 propositions, l’étiquetage sur le mode d’abattage des animaux, un sujet qui continue de susciter un vif débat.

« Comme l’ont démontré plusieurs enquêtes, l’abattage sans insensibilisation préalable des animaux tend à se généraliser en France. Une partie de la viande provenant d’animaux abattus sans étourdissement, au prétexte d’abattages dits rituels, se retrouve ainsi dans le circuit “classique” de distribution, à l’insu des consommateurs », rappelle l’OABA dans un communiqué du 1er octobre 2013. Une situation régulièrement dénoncée par l’association.

Une position marquée des Français
Dans ce sondage, 85 % des consommateurs interrogés considèrent l’insensibilisation des animaux comme « un élément primordial ou nécessaire ». Ils sont 71 % à souhaiter retrouver, sur la viande ou les produits contenant de la viande, l’indication de l’utilisation d’une telle méthode d’étourdissement préalable. Pour Frédéric Freund, directeur de l’OABA, « ces résultats démontrent que, pour plus de 80 % de nos concitoyens, éviter la souffrance animale lors de l’abattage est un impératif. Six consommateurs sur dix se détourneraient des produits carnés s’ils savaient que les animaux ont souffert lors de leur mise à mort. Pour continuer à vendre, la filière viande doit donc faire évoluer ses techniques d’abattage et cesser de mentir aux consommateurs ».

Marine Neveux

* Voir La Semaine Vétérinaire n° 1553 du 27/9/2013 en pages 27 à 33.

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