07/07/2008 | Le Point Vétérinaire.fr

Les confrères itinérants ou à domicile subissent de plein fouet la hausse du pétrole

« Flambée vertigineuse des prix », « nouveau record historique », «limite psychologique». Tels sont les termes associés à la constantehausse du prix du pétrole. La conséquence première est, bien entendu,une augmentation des frais d’essence pour plus de 62 % des confrères.

La question de la répercussion de ces frais au client lors des déplacements à domicile se pose alors. Mais à quelle fréquence et dans quelle proportion ? Faut - il suivre
l’augmentation du prix du pétrole brut en dollars ? + 133 % en huit ans (en euros, en
tenant compte du cours du change, elle n’est que de 15 % entre 2000 et 2008). Ou plus simplement le repère le plus flagrant, le prix à la pompe (+ 73% le litre de carburant environ) ? Chacun sait que la hausse des prix (+ 2,5 % par an en moyenne) due à l’inflation n’est pas répercutée tous les ans par tous les praticiens. Comment alors espérer
augmenter des frais de déplacement de près de 10 % par mois ?

Les vétérinaires itinérants ou à domicile sont les plus directement concernés, avec une difficile question à résoudre : augmenter les prix proportionnellement à l’essence, augmenter “un peu” pour ne pas se déplacer à perte, ou ne pas modifier ses tarifs pour garder un maximum d’actes. Dans tous les cas, le nombre de visites n’est pas garanti.
La plupart des clients sont confrontés à la baisse de leur pouvoir d’achat et limitent leurs frais, pas seulement vétérinaires. D’ailleurs, plus de 10% des confrères notent une baisse de fréquentation de la clientèle la plus éloignée. Le prix du mazout a, lui aussi, gagné plus de 26 % ces trois derniers mois, augmentant le poste “frais de chauffage ” pour plus de 13 % des confrères. Heure usement, l’été arrive enfin, et l’électricité utilisée pour faire fonctionner le climatiseur reste encore à un coût raisonnable. Mais jusqu’à quand ? Il s’agit là des effets les plus évidents d’une augmentation du pétrole (carburant et dérivés).

Des conséquences indirectes, mais tout aussi importantes, sont à considérer par tous les praticiens. En effet, la filière livraison subit le contrecoup de la hausse du pétrole , et elle n’hésite pas à le rappeler, à grand re nfort d’opérations escargot, “carburovores” autant que polluantes, sans parler du désagrément, de la perte de temps et de la surconsommation d’essence pour tous les usagers de la route. Sur le plan libéral, les conséquences se font sentir au niveau des tarifs des médicaments et du matériel. Les industriels, quand ils ne peuvent augmenter les frais de livraison prédéterminés par contrat, répercutent leur manque à gagner sur les produits finis. Il reste à expliquer au client qui vient voir son vétérinaire qu’en plus du coûteux carburant brûlé par sa voiture, il payera plus cher, car tous les prix sont indexés, de façon plus ou moins directe, sur celui du pétrole.

S. Padiolleau

Extrait de La Semaine Vétérinaire 1322

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