Les cas imputables à E. coli et à Campylobacter en hausse sur 2011

06.05.2013 à 06:00:00 |
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En 2011, 5 648 foyers de toxi-infection alimentaire collective ont été signalés par les 27 États membres de l’Union européenne. 93 personnes en sont mortes.

C’est ce que révèle le rapport commun de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) et de l’European Centre for Disease Prevention and Control (ECDC), paru en avril 2013.
 
La campylobactériose reste la maladie zoonotique d’origine alimentaire la plus fréquemment signalée chez l'homme, avec une augmentation constante des cas au cours des cinq dernières années. En 2011, 220 209 cas humains sont rapportés, soit 2,2 % de plus qu'en 2010. Campylobacter est principalement retrouvé dans la viande crue de poulet.

Salmonelles : les plans chez les volailles portent leurs fruits

Les cas humains de salmonellose – qui reste la deuxième zoonose alimentaire la plus fréquemment signalée chez l'homme – continuent de décroître pour la septième année consécutive. Au total, 95 548 cas confirmés sont notifiés en 2011, soit une baisse de 5,4 % par rapport à 2010 (et de 37,9 % versus 2007). Cette diminution est à mettre en relation avec les programmes de contrôle de la prévalence des salmonelles mis en place, avec succès, dans les élevages avicoles. Le plus souvent, Salmonella spp. est isolée dans la viande fraîche et hachée de poulet, ainsi que dans les préparations à base de cette viande.

Quant à la listériose, le nombre de cas humains signalés en 2011 s’établit à 1 476, en légère diminution par rapport à 2010 (- 7,8 %). Comme les années antérieures, le taux de mortalité reste élevé (12,7 %) chez les personnes atteintes. Listeria monocytogenes est principalement détecté dans les produits de la mer et les fromages.

L’épidémie due à E. coli O104:H4 explose les compteurs

Les bactéries Escherichia coli VTEC/STEC/EHEC ont causé pour leur part  9 485 cas de maladies humaines en 2011, en forte hausse par rapport à l’année précédente (3 656 cas en 2010, soit + 159,4 %). L’augmentation conséquente observée en 2011 est principalement due au foyer épidémique important dû à la souche rare E. coli O104:H4, en Allemagne et en France, associé à des graines germées de fenugrec.

En majorité, les VTEC sont détectés dans de la viande bovine.

Quant aux cas humains de zoonose alimentaire dus à Yersinia, ils sont également en hausse par rapport à 2010, s’établissant à 7 017 en 2011 (+ 3,5 %). Yersinia enterocolitica est le plus souvent détectée dans la viande de porc et ses dérivés.

Bien entendu, des disparités au niveau des notifications sont observées selon les pays, et une tendance globale à la baisse ou à la hausse, pour l’ensemble des 27 États membres, peut être inverse dans certains d’entre eux. Par ailleurs, le pourcentage de cas humains notifiés ne permet pas de préjuger de l’état sanitaire d’un pays, car les données dépendent de l’efficacité des systèmes de surveillance, de validation, et des notifications en temps réel aux autorités européennes.

Nathalie Devos

Pour plus d’informations, voir La Semaine Vétérinaire n° 1538-1539 des 3 et 10/05/2013 en page 20

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