Les Britanniques battent le fer contre les feux

21.09.2012 à 06:00:00 |
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Le congrès annuel de la British Equine Veterinary Association (Beva) s’est tenu à Birmingham (Royaume-Uni) du 12 au 15 septembre 2012. Ces journées ont été diversifiées, avec 5 sessions de formation en même temps (dont l’une consacrée aux travaux de recherche). Ce congrès a offert des formations techniques de qualité et interactives, des tables rondes sur des sujets importants pour l’exercice équin (comme les assurances) et également des débats dans lesquels la profession britannique soutient une position engagée. Celui sur les feux (thermocautérisation) a fait salle comble.

En novembre 2011, le Royal College of Veterinary Surgeons (RCVS, équivalent britannique de l’Ordre) avait déjà affirmé que les feux ne pouvaient pas être légitimement réalisés par un vétérinaire dans le cadre d’un traitement médical, a rappelé Roger Smith, professeur de l’Equine Orthopeadics Royal Veterinary College. La démonstration a aussi été faite, au cours du congrès, que cette pratique est à bannir pour des raisons de bien-être (douleur associée), mais aussi de manque de rationalité scientifique et d’efficacité. « Le groupe de travail du RCVS estime que cela devrait figurer dans l’Animal Welfare Act », a souligné notre confrère. Les feux, assimilés à une mutilation, feraient alors l’objet d’une interdiction et de sanctions.

Les sujets relatifs au bien-être animal sont aussi l’une des préoccupations du président de la Beva, Ben Mayes : « Rappelons que c’est notre devoir de sauvegarder le bien-être des chevaux », a-t-il souligné lors de la séance inaugurale.

L’association vétérinaire britannique a aussi ouvert ses tribunes aux sujets d’actualité concernant les paraprofessionnels, dont les dentistes équins et les physiothérapeutes. Outre-Manche, le libéralisme est de mise dans ces disciplines où fleurissent des non-vétérinaires.

Le nouveau visage des confrères équins
La féminisation de la profession au Royaume-Uni est une question qui rejoint la tendance française. « Il y a aujourd’hui en Angleterre plus de femmes vétérinaires que d’hommes », a souligné notre confrère Julian Samuelson. Une enquête, menée en collaboration avec le RCVS, s’est attachée à mesurer l’impact de cette situation sur la rémunération, le temps de travail, la satisfaction par rapport au métier et la succession légale dans les cliniques. Des données à pondérer avec, par exemple, l’influence notable de la génération : « Les vétérinaires de moins de 40 sont plus satisfaits de leur travail que ceux qui ont dépassé cet âge », a précisé Julian Samuelson.

Un constat en revanche dramatique est toujours pointé du doigt : celui de l’endettement des étudiants pour leurs études, qui ne cesse d’augmenter.

Marine Neveux

Pour plus d’informations, voir La Semaine Vétérinaire n° 1508 du 21 septembre 2012 en pages 14 et 15

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