26/09/2008 | Le Point Vétérinaire.fr

Les augmentations de salaire sont restées modestes cette année dans les cliniques

Au sein des cliniques vétérinaires, près de la moitié des augmentations de salaires n’atteignent pas 1 %. C’est ce qui ressort d’un récent sondage proposé aux confrères et aux consoeurs, mis en ligne sur le site WK-Vet. Ce sujet est d’importance à l’heure où la profession ose parler d’exercice et de rentabilité, sans tabou, même si tout n’est pas une histoire d’argent, puisqu’entre aussi en ligne de compte le ressenti du vétérinaire par rapport à son travail.

Du côté de l’employeur, les augmentations sont soumises à la contrainte de coller aux réalités économiques de la structure (investir dans les équipements et le matériel technique, assumer les charges, etc.), tout en essayant, en parallèle, de récompenser les meilleures recrues, de valoriser l’acquisition d’une compétence chez l’un des salariés, etc.

Mais des salariés témoignent de leur déception : « J’ai obtenu moins de 1%, et encore, avec des zéros après la virgule...», constate l’un, voire « rien du tout » , annonce un autre. Une piètre reconnaissance du travail accompli, mais d’autres facteurs majeurs entrent en ligne de compte. En effet, la rémunération n’est pas uniquement le salaire, et certains avantages annexes peuvent représenter un gain non négligeable, sans pour autant se solder par un chiffre plus élevé en bas de la feuille de paye.

La valeur du point conventionnel, de son côté, a une incidence directe sur le calcul des salaires minimaux établis dans les deux conventions collectives de la profession (celle du personnel salarié des cliniques vétérinaires et celle des vétérinaires salariés). Il est de 13,15 € depuis juillet dernier. La revalorisation de ce point a représenté 2,09% en un an. Mais ce ne sont que des minima , et autant il est fait obligation à l’employeur de faire évoluer les salaires selon la valeur du point lorsqu’ils sont inférieurs à ce seuil, autant les augmentations salariales sont le fruit d’une négociation individuelle entre employeur et employé. En outre, le salaire minimum interprofessionnel de croissance (Smic) a connu une revalorisation de 0,9% le 1 er juillet dernier, après une hausse de 2,3% au 1 er mai. Seul le premier échelon de la convention collective du personnel non vétérinaire salarié est concerné.

Confrontés à une inflation qui, en juillet, a atteint son plus haut niveau historique depuis dix-sept ans (+ 3,6 %), la situation actuelle attise parfois les revendications salariales dans un contexte où les Français redoutent une érosion de leur pouvoir d’achat. Le sujet du salaire demeure, selon le bilan de la négociation collective en 2007, le premier thème de négociation, tant au niveau de la branche que de la structure.

M. Neveux

Extrait de La Semaine Vétérinaire 1328

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