17/11/2011 | Le Point Vétérinaire.fr

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Déclaration des équidés

Le vétérinaire équin, pivot des enjeux sanitaires

L’Institut français du cheval et de l’équitation (IFCE) lance une campagne de communication relative à l’obligation, pour tout détenteur d’un ou de plusieurs équidés, de se déclarer.

Cette initiative est destinée aux 140 000 possesseurs d’équidés qui ne se seraient pas encore manifestés. Une relance qui inclut aussi l’identification et le registre d’élevage. La Semaine Vétérinaire s’est entretenue sur ces points avec Jean-Yves Gauchot, président de l’Avef. Extrait de l’interview.

La Semaine Vétérinaire : L’obligation de déclaration des détenteurs d’équidés est aujourd’hui effective. Y voyez-vous un signe positif pour la gestion sanitaire des équidés et leur protection ?
Jean-Yves Gauchot : Le décret “détenteur” est paru, les professionnels de la filière le réclamaient, l’Avef a été moteur dans cette demande, afin de rendre plus efficace les politiques de gestion sanitaire des équidés. Il concerne tous les détenteurs d’équidés. Distinguer, en termes sanitaires, les professionnels des amateurs n’était en effet pas justifié.
La gestion de récentes crises sanitaires au sein des cheptels d’équidés (artérite virale, anémie infectieuse, etc.) montre que le déficit d’informations relatif aux lieux de détention était préjudiciable à la connaissance en temps réel des données épidémiologiques. La gestion des risques sanitaires est un enjeu majeur et prioritaire pour tous les professionnels du secteur équin. Le vétérinaire y a toute sa place et devra expliquer à ses clients l’intérêt de cette mesure. Ce sera l’occasion d’évoquer notre cœur de métier : la prévention sanitaire. L’hétérogénéité de la filière (les courses de pur-sang et de trotteurs, la filière sportive, le cheval de loisirs et l’équidé de compagnie) nécessitait une mesure de recensement des lieux de détention des effectifs afin de rendre efficiente l’épidémiosurveillance, qui est l’outil majeur d’une gestion objective, scientifique et technique de la politique sanitaire du cheptel équin.
En termes sanitaires, les vétérinaires seront des acteurs essentiels de ce dispositif, car ils auront une action pédagogique?vis-à-vis?des?possesseurs quant à l’identification de leurs équidés et la déclaration de détention.
En outre, les instances professionnelles de la filière, en collaboration avec l’administration, devront alimenter la réflexion afin que ce nouvel outil de gestion prenne toute sa dimension quant à l’inscription du cheval dans la filière bouchère ou non et la gestion du feuillet médicamenteux. La traçabilité sanitaire pourrait ouvrir le débat sur l’opportunité d’établir, à l’instar de nos voisins suisses, un éventuel permis de détention d’équidés. Ce dernier point est trop précurseur en France, les mentalités n’y sont pas encore prêtes.

Marine Neveux

Pour l’intégralité de l’article et de l’interview, voir La Semaine Vétérinaire n° 1471 du 18 novembre 2011 en pages 14 et 15

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