Le système “Omar” permettra de suivre quotidiennement l’évolution de la mortalité bovine

09.02.2011 à 06:00:00 |
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Les transferts automatisés de données, suivis de leur analyse par différents systèmes informatiques ou logiciels d’exploitation, constituent une source de progrès et d’amélioration encore insuffisamment exploitée. Une initiative, récemment mise en place dans la filière bovine, en prouve pourtant l’utilité.

L’unité “épidémiologie” de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) de Lyon a lancé, à la fin de l’année 2010, une enquête postale auprès des éleveurs de bovins. Prévue sur un an, elle s’intéresse à près de 50 000 bovins morts et envoyés à l’équarrissage. Chaque semaine, un échantillon d’éleveurs qui ont confié un animal à l’équarrissage sera tiré au sort et interrogé, via un bref questionnaire d’une page, afin de mieux cerner les causes et les circonstances de cette mortalité.

Les renseignements recueillis seront exploités dans le cadre d’un projet de surveillance épidémiologique sur lequel travaillent l’Anses et l’Inra (Institut national de la recherche agronomique), en collaboration avec la Direction générale de l’alimentation (DGAL). Le système de surveillance de la mortalité, baptisé “Omar” (Observatoire de la mortalité des animaux de rente), permettra, à partir du transfert automatique des informations en provenance des centres d’équarrissage, de suivre quotidiennement l’évolution de la mortalité dans la population bovine. Cependant, pour que ce système soit en mesure de détecter d’éventuelles anomalies, un niveau de référence doit d’abord être défini. Les données collectées au cours de cette enquête seront donc utilisées pour initialiser le système et modéliser les fluctuations “normales” de la mortalité bovine, selon des facteurs individuels (âge, type de production, sexe), d’élevage (taille, type) et spatio-temporels (saison, région, etc.), à condition qu’aucune épizootie ou autre phénomène inhabituel n’interfère sur ce travail en 2011. Les résultats seront en principe disponibles au début de l’année 2012.

Florence Humbert


Pour plus d’informations, voir La Semaine Vétérinaire n° 1437 du 11 février 2011 en page 17

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