Le regroupement de plusieurs structures vétérinaires est avant tout un enjeu de survie économique

17.12.2009 à 10:00:00 |
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La profession est à un tournant. Celui de la directive “services”, évidemment. L’entrée inévitable de chaînes de cliniques sur notre sol ou la création de chaînes bien françaises va modifier le marché.

Celui-ci devenant de plus en plus concurrentiel, les petites structures vont souffrir. D’où l’idée, la nécessité, de se regrouper, de s’associer, de créer des réseaux de compétences pour résister, mais aussi fournir un service meilleur, répondant aux exigences toujours croissantes des propriétaires. Au congrès de l’Afvac à Lille, le 28 novembre, Bruno Duhautois (N 88), qui a mis sur pied une structure de conseils en management, a dressé un bilan sévère, mais réaliste, de la situation, montrant à quel point il devient impératif de bouger. « Entre 1996 et 2009, le nombre de vétérinaires libéraux a augmenté de 48 %, alors que dans le même temps, celui des salariés a progressé de 320 % ! Aujourd’hui, 37 % des praticiens sont des salariés et, parmi eux, 70 % sont des femmes. Cela transforme radicalement les standards de la vision du métier. Ce contexte socio-démographique nous oblige à changer », assure-t-il. La profession compte trop d’entreprises petites et isolées, « parmi les 58 % de structures qui n’ont qu’un seul associé, un tiers n’emploient aucun salarié. Or c’est l’offre qui stimule la demande. Avec de si petites structures, elle est fragmentée, c’est un frein au développement. Nous ne répondons plus vraiment au désir de la clientèle qui souhaite un accès à des consultations spécialisées, avec des plateaux techniques performants, disponibles vingt-quatre heures sur vingt-quatre, un service rapide, sans attente, et du personnel en conséquence ».

Nicolas Fontenelle
Extrait de La Semaine Vétérinaire 1585 et 1586

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