Le ministre de l’Agriculture annonce un programme national pour l’alimentation

25.01.2010 à 00:00:00 |
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Bruno Le Maire, ministre de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche, a présenté ses vœux à la presse le 21 janvier. L’occasion de dessiner les grands axes du programme national qu’il compte mettre en place.

Dans la continuité de son prédécesseur, Bruno Le Maire s’emploiera cette année à remettre l’alimentation au cœur du projet agricole français. Il s’agira en premier lieu d’informer davantage les Français et de les éduquer à mieux s’alimenter*. A cet effet, le ministère créera un nouveau portail Internet (alimentation.gouv.fr) dédié à l’alimentation. Un sujet auquel il consacrera également son stand lors du prochain Salon de l’agriculture, du 27 février au 7 mars.
Des règles nutritionnelles pour la restauration scolaire et universitaire seront intégrées à la future loi de modernisation de l’agriculture (LMA). L’étiquetage des produits alimentaires sera lui aussi amélioré. En second lieu, toute l’organisation de la chaîne alimentaire sera appelée à évoluer. Les circuits courts seront encouragés, ainsi que l’alimentation bio**. Enfin, des mesures seront prises pour limiter le gaspillage qui représente 15 à 30 % de la production agroalimentaire. Le troisième axe du programme visera à promouvoir le modèle alimentaire français, sa diversité de produits et l’équilibre des repas. Les journées du patrimoine intégreront désormais le patrimoine gastronomique et un Salon international de l’alimentation sera créé l’automne prochain.

La régulation des marchés agricoles, « le troisième grand enjeu mondial »

Au-delà de l’objectif “politique” de redonner un sens à l’agriculture française en valorisant la qualité de l’alimentation, le ministre a réaffirmé son engagement en faveur de la régulation des marchés agricoles. Avec la régulation des marchés financiers et la lutte contre le changement climatique, elle constitue, selon lui, « le troisième grand enjeu mondial d’aujourd’hui ». Elle est également « une condition incontournable pour permettre aux producteurs de vivre de leur travail ».
Afin de renforcer le pouvoir des interprofessions en France, il compte faire modifier le droit européen de la concurrence. Le rôle de l’observatoire de la formation des prix et des marges sera également conforté. Pour préserver le capital français en terres agricoles, un nouvel observatoire sera chargé d’étudier leur valeur, et des dispositions fiscales tenteront d’en limiter la perte. En accord avec le ministère de l’Ecologie, les futures mesures environnementales tiendront davantage compte de leur impact économique pour les producteurs.
Enfin, le ministre a insisté sur la nécessité de développer la recherche appliquée et l’innovation afin que la France retrouve sa compétitivité et son leadership dans le secteur agroalimentaire.

Michel Bertrou
*  La France compte 6,5 millions d’obèses et 14,5 millions d’adultes en surpoids (en majorité dans les classes défavorisées)
** Avec l’objectif de 20 % de “bio” en restauration collective publique en 2012. Le taux actuel est inférieur à 2 %…

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