Le mavacoxib ne s’administre qu’une seule fois par mois contre la douleur arthrosique

16.10.2009 à 07:00:00 |
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«Six jours, six semaines, six mois. » Lors du premier symposium de lancement du nouvel anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS) Trocoxil® organisé à Paris par Pfizer, le 28 septembre dernier, Bernard Bouvy, praticien à l’hôpital vétérinaire Frégis, a cette formule choc pour souligner l’allongement progressif des durées de traitements contre la douleur arthrosique des chiens.

« Hier, nous faisions des traitements de six jours, seulement lors des crises aiguës. Depuis la fin 2007, un groupe d’experts multidisciplinaires, le groupe Panda, recommande des traitements d’au moins six semaines, dès lors que la douleur est chronique, c'est-à-dire persistante hors des crises aiguës. Demain, avec les nouveaux médicaments tels que Trocoxil ®, il sera plus facile de recommander des prises en charge plus longues (six mois) de ces douleurs permanentes. » Malgré la facilité d’administration d’une forme buvable, ou l’appétence améliorée des comprimés, l’observance sur le long terme reste l’une des difficultés, dès lors que la prise est quotidienne. Pourtant, toutes les études démontrent qu’il y a toujours un bénéfice additionnel à allonger la durée des traitements pour diminuer la douleur et le score des boiteries. Par exemple, 70 % des chiens ne présentent plus aucune douleur (sur un mouvement forcé de l’articulation) après quatre mois de traitement avec un AINS, versus 62 % après trois mois, 50 % après deux mois ou 35 % après un mois.

Dans ce contexte, le mavacoxib est révolutionnaire, car il s’administre une seule fois par mois, après les deux premières prises espacées de quatorze jours. Ce schéma posologique s’explique, non par la galénique – ici des comprimés appétents (arôme boeuf) non sécables en forme de triangle –, mais par une élimination lente du mavacoxib par voie biliaire en raison d’une faible clairance. Les demi-vies d’élimination sont de quatorze à dix-neuf jours chez les jeunes chiens adultes de laboratoire et, en moyenne, de trente-neuf jours dans les études de cinétique de populations sur des chiens âgés de neuf ans. C’est la première fois qu’un nouveau médicament bénéficie d’une telle étude de cinétique de population dans les conditions réelles d’emploi sur le terrain, et non seulement sur des animaux de laboratoire, souvent de jeunes adultes qui ne souffrent alors ni d’arthrose, ni d’autres affections liées à l’âge.

Eric Vandaële
Extrait de La Semaine Vétérinaire n°1376

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