Le dégriffage dans l’intérêt de l’animal est déontologique

25.05.2009 à 10:00:00 |

Un vétérinaire peut-il encore dégriffer un chat ? La question était posée, le 14 mai 2009, aux membres de la chambre de discipline du conseil régional de l’Ordre d’Ile-de-France. Le Dr X comparaissait en effet devant ses pairs, mis en cause par deux associations de défense des animaux pour avoir pratiqué une onyxectomie. Ses clients, M. et Mme Z, lui avaient demandé de procéder à l’ablation des griffes de leur chat sous peine de défenestrer celui-ci du sixième étage. En droit, depuis que la Convention européenne pour la protection des animaux a fait l’objet d’un décret, l’exongulation est formellement prohibée. De son côté, l’article R.242-33-3 du Code de déontologie rappelle que « le vétérinaire est tenu de remplir tous les devoirs que lui imposent les lois et règlements ». Mais le texte européen précise qu’exceptionnellement, le dégriffage par un praticien reste possible, « soit pour des raisons de médecine vétérinaire, soit dans l’intérêt d’un animal particulier». Les conseillers ordinaux ont retenu cette exception au bénéfice du Dr X pour le relaxer.

N Fontenelle

Extrait de La Semaine Vétérinaire 1361

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