La question animale, un enjeu majeur du XXIe siècle

Anne-Claire Gagnon | 08.06.2017 à 11:50:59 |
De gauche à droite : Jean Desessard, Brigitte Gothière, Laurence Abeille.
© D. R.

Le sénateur Jean Desessard et l’association L214 ont organisé au Palais du Luxembourg, lundi 22 mai, un colloque ouvert à tous, consacré à la question animale, un enjeu majeur du XXIe siècle.

Le sénateur écologiste a dit son plaisir à accueillir un tel colloque, alors que les changements de philosophie à l’égard des animaux et des modes d’alimentation deviennent inexorables. Consacrées à « La question animale, un enjeu majeur du XXIe siècle », ces rencontres, organisées par L214, se sont déroulées le 22 mai au Palais du Luxembourg, à Paris. Le sénateur a salué cette initiative et souligné les nombreuses avancées en matière de prise de conscience des politiques et du grand public, sur la question animale, suscitées par les méthodes chocs de l’association.
Philippe Reigné, professeur de droit privé au Conservatoire national des arts et métiers (Cnam), a rappelé que, dès 1887, Marie Huot avait décrit les animaux comme étant des êtres sentients. La sentience désigne la capacité des êtres à faire preuve de perception, de désir, de volonté propre, d’entendement ; c’est une des clés pour considérer les animaux comme des individus uniques. Reste que si tous les animaux sentients sont égaux, certains le sont plus que d’autres aujourd’hui encore. Ainsi le lapin, selon qu’il vit à la ferme, en appartement, en laboratoire ou en forêt n’a pas du tout le même statut.
La députée, à l’origine, avec notre consœur Geneviève Gaillard, du collectif AnimalPolitique, a rappelé le décalage entre société civile et politique : d’un côté, des attentes sociétales, doublées d’une prise de conscience importante au regard des animaux, de l’autre, des députés considérant l’animal comme une chose mineure.
Selon elle, il est donc essentiel de continuer le travail de rassemblement des associations, tous unis pour les animaux, couronné par l’ouverture de la commission parlementaire sur les conditions d’abattage des animaux de boucherie dans les abattoirs français. Sur les 65 propositions formulées, une seule a vu le jour. Le secrétariat d’État à la condition animale est resté lettre morte, et Laurence Abeille a dit son inquiétude devant la non-considération de la faune sauvage et la question de la souffrance animale en abattoir. Elle a appelé à continuer à œuvrer pour la non-violence à l’égard des animaux et pour une planète où, demain, ils puissent vivre en paix avec les hommes.

Retrouvez l'intégralité de cet article en pages 14-16 de La Semaine Vétérinaire n° 1723.

 

Anne-Claire Gagnon
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