La profession impliquée dans la gestion des chiens errants

09/06/2015 | Le Point Vétérinaire.fr
Chiens errants
© © Jillwt
La problématique des chiens errants attire l’attention des vétérinaires européens qui viennent d’émettre des recommandations.

La Fecava (federation of european companion animal of veterinary associations), l’UEVP (Union européenne des vétérinaires praticiens) et la FVE (fédération vétérinaire européenne) ont adopté des recommandations afin de promouvoir le rôle de la profession vétérinaire dans le contrôle des chiens errants. L’objectif de cette démarche est, à long terme, de gérer les populations existantes et prévenir l’apparition de nouvelles. Son succès dépend d’une approche intégrée et d’une bonne coordination entre toutes les initiatives et les actions menées. Ces dernières méritent de prendre en compte la situation locale, et les différences culturelles et sociales. 

Six axes majeurs
Les recommandations des fédérations vétérinaires européennes s’appuient sur 6 axes majeurs.
• L’éducation et la responsabilisation des propriétaires, comme l’illustre le projet Carodog (companion animal responsible ownership) qui vise à maintenir un niveau satisfaisant de bien-être et de santé de l’animal, de contrôler la reproduction et de réduire les risques que peuvent poser les animaux. L’éducation (des enfants comme des adultes), mais aussi la réglementation appuient ces démarches. 

• L’identification et l’enregistrement obligatoires des animaux. Aujourd’hui, l’utilisation de transpondeurs offre le plus d’avantages ; la puce électronique est ainsi reconnue comme la méthode de choix.

• Contrôler le statut sanitaire des animaux errants. La vaccination contre la rage et d’autres maladies, les traitements antiparasitaires sont conseillés.

• Des standards de qualité a minima pour les abris. Des abris avec des standards sont recommandés, ils seraient enregistrés et inspectés. Les vétérinaires apporteraient leurs conseils dans ce cadre aussi.

• Adoption. Il est recommandé de faciliter et de promouvoir l’adoption. La supervision vétérinaire est là aussi essentielle pour éviter la propagation de maladies, évaluer le risque zoonotique, la santé animale et le comportement.

• Capture, stérilisation, vaccination et sortie. Ces interventions sont, bien entendu, du ressort des confrères. 

Les organisations vétérinaires européennes s’engagent donc. Il est aussi fait appel à l’implication des pouvoirs publics, législatifs et administratifs, des éducateurs, éleveurs, chercheurs, ONG, etc.

Marine Neveux

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