06/06/2012 | Le Point Vétérinaire.fr

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Symposium européen équin

La médecine de pointe en équine

La Basse-Normandie vient d'accueillir le symposium européen équin organisé par Pfizer, en partenariat avec la récente fondation Hippolia (qui promeut la recherche équine via une synergie public-privé)*. L'événement intervient alors que la situation épidémiologique de cette région a offert un "exercice" de terrain grandeur nature ces dernières semaines.

Les maladies infectieuses ont ainsi été largement décrites lors de ce symposium, qui a réuni plus de 150 confrères européens (Allemagne, Belgique, Espagne, Italie, Suède, etc.) et israëliens.

Le rôle précieux qu'a joué le Respe et la pertinence de celui-ci face aux risques infectieux chez les équidés ont également été évoqués. « Il existe une cellule de crise au sein du Respe, qui travaille actuellement sur l'influenza, a indiqué Anne Couroucé-Malblanc, responsable scientifique du Respe et enseignante à Oniris. L'information est diffusée en temps réel, auprès des vétérinaires, des instances officielles, des laboratoires et des socioprofessionnels. »

Stéphane Pronost (laboratoire Frank Duncombe, Calvados) a abordé l'actualité relative à l'herpèsvirus équin (EHV) 1. Il a détaillé les cas particulièrement didactiques de foyers d'EHV1 en France, notamment le cas normand où 3 formes (nerveuse, respiratoire, avortement) d'EHV1 ont été rencontrées dans le même élevage, ainsi que 2 souches différentes (de même que le variant neuropathogène et le non-neuropathogène).

« À ce jour, concernant l'herpès-virus, nous ne disposons pas encore d'informations suffisantes sur le génome, comme nous en possédons, par exemple, pour celui de la grippe. Mais nous les aurons dans le futur », a affirmé Stéphane Pronost. Lors d'épizootie, il est effectivement difficile de savoir si celle-ci est due à une réactivation chez un cheval déjà présent dans l'écurie ou si elle est le fait d'un animal introduit. En outre, comment prévenir la maladie alors que les chevaux atteints étaient vaccinés ? Même si le vaccin ne protège pas à 100 % (pour les troubles nerveux notamment),  « il importe de vacciner pour préparer les défenses ». En outre, le virus s'étend de cellule en cellule. Il est donc difficile de le bloquer avec des anticorps. « À l'avenir, il faudra trouver d'autres stratégies », a conclu Stéphane Pronost.

Marine Neveux

Pour plus d'informations, voir La Semaine Vétérinaire n° 1499 du 8 juin 2012 en pages 14 et 15

* Voir La Semaine Vétérinaire n° 1481 du 3/2/2012, p. 16

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