La loi européenne met l'accent sur le bien-être animal

07.08.2012 à 06:00:00 |
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Le 4 juillet 2012, le Parlement européen a adopté une résolution sur la stratégie de l'Union concernant le bien-être animal. L'objectif est d'aboutir à une législation unique en Europe sur le bien-être animal afin de pallier les disparités nationales et d'établir des conditions égales pour tous les agriculteurs européens.

Toutes les espèces – animaux d'élevages ou domestiques – devraient être concernées. À l'heure actuelle, le non-respect des législations et des réglementations déjà existantes constitue également une problématique majeure. Une démarche européenne aurait ainsi le bénéfice d'apporter davantage d'homogénéité entre les différents pays.

Les députés européens souhaitent un plus grand nombre d'inspecteurs du bien-être des animaux, ainsi que des ressources supplémentaires pour l'Office alimentaire et vétérinaire.

Ils pointent aussi plusieurs domaines qui affichent bien des carences : le transport, la nécessité d'établir des mesures de protection plus efficaces pour les animaux de boucherie exportés de l'Union européenne vers des pays tiers, l'étiquetage, la communication, l'éducation, etc.

Le Parlement invite aussi la Commission « à se montrer plus ambitieuse en incluant et en donnant la priorité à la réciprocité des normes de bien-être des animaux, en tant que considération non commerciale, dans sa politique commerciale et dans ses négociations d'accords commerciaux internationaux multilatéraux et bilatéraux, et à promouvoir le bien-être animal dans les pays tiers en exigeant des normes de bien-être équivalentes pour les animaux et les produits importés, assorties de contrôles stricts ».

Afin d'éviter d'importants retards dans l'application des règles, comme ce fut le cas pour la directive relative aux poules pondeuses, la résolution réclame un système d'intervention précoce qui vise à permettre à la Commission européenne de vérifier, à intervalles réguliers, si les États membres sont capables de respecter le délai réglementaire, explique l'Œuvre d'assistance aux bêtes d'abattoirs (OABA).

Marine Neveux

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