La leptospirose : nouveautés et perspectives

20.04.2012 à 06:00:00 |
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Zoonose, maladie professionnelle, la leptospirose reste un problème majeur de santé publique, qui concerne aussi bien les médecins que les vétérinaires. La France est le pays industrialisé qui a le taux d’endémie le plus élevé.

La maladie canine, notamment, reste d’actualité après plusieurs décennies de vaccination. L’émergence de nouveaux sérogroupes non vaccinaux devrait conduire à une évolution de la prophylaxie médicale. Les dernières connaissances concernant cette infection ont été présentées à plus de 150 participants lors du symposium sur la leptospirose, le 5 avril 2012, à VetAgro Sup (Lyon).

Nouveaux aspects cliniques de la leptospirose canine

Si la forme ictéro-hémorragique prédominait chez le chien, il y a encore quelques années, l’insuffisance rénale aiguë (IRA) est désormais la forme la plus observée. Une hémodialyse peut alors être le seul traitement en cas d’échec de la fluidothérapie classique. Une nouvelle manifestation est également décrite en Suisse et en Allemagne depuis 4 à 5 ans : une hémorragie pulmonaire diffuse associée à une IRA et une atteinte hépatique. Cette forme est observée chez 85 % des chiens atteints de leptospirose présentés à la faculté de Berne (Suisse).

Quid de la vaccination ?

Dans les années 60, les sérovars prédominants en France étaient icterohaemorrhagiae (IH) et canicola (Can). Le vaccin combiné bivalent conçu alors est toujours utilisé en Europe. Or, 4 sérogroupes sont prépondérants : IH (10 %), Can (10 à 11 %), Australis (10 à 11 %) et Gryppotyphosa (3 %). La maladie est ainsi présente même chez les chiens vaccinés, en raison de l’émergence de nouveaux sérogroupes non vaccinaux. « Les vétérinaires émettent un doute sur l’efficacité de la vaccination, mais celle-ci doit être poursuivie, car le portage d’IH par les rats reste d’actualité. Son arrêt provoquerait sans doute une explosion des cas de leptospirose à IH », prévient Angeli Kodjo, professeur de microbiologie à VetAgro Sup et chef du laboratoire des leptospires. De plus, une protection croisée partielle vis-à-vis de sérogroupes non vaccinaux est plausible.

Lorenza Richard

Pour plus d’informations, voir La Semaine Vétérinaire n° 1492-1493 des 20 et 27 avril 2012 en pages 31 à 37

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