La diphtérie zoonotique, rare mais grave chez l’homme

Stéphanie Padiolleau | 08.10.2014 à 17:42:16 |
© Rudolph A. Furtado

Depuis 2003, les infections à Corynebacterium ulcerans sont intégrées à la définition de la diphtérie. Leur origine peut être liée aux carnivores domestiques.

En mars 2014, une nonagénaire est décédée de diphtérie zoonotique à Corynebacterium ulcerans, qu’elle aurait contracté en s’occupant de chats errants chez lesquels la bactérie a pu être mise en évidence.

La diphtérie chez l’homme est une maladie à déclaration obligatoire depuis 1945. Suite à des campagnes de vaccination sa prévalence était quasiment nulle depuis 1979. Un premier cas grave lié à la transmission zoonotique de C. ulcerans par un chien est détecté en 2003, et la définition de cette maladie en 2003 est alors élargie à C. pseudotuberculosis et C. ulcerans (en plus de C. diphteriae). Les chèvres sont impliquées dans la transmission de la première. Entre 2002 et 2013 en France C. ulcerans est confirmé chez 28 malades (majoritairement des femmes de plus de 60 ans ayant une affection intercurrente) dont la moitié possédait des animaux de compagnie. Ceux-ci sont généralement porteurs sains.

Les symptômes chez l’homme sont comparables pour les trois agents : angine pseudomembraneuse, ulcères cutanés chroniques des membres inférieurs, et plus rarement des signes toxiniques graves, neurologiques et cardiaques.

Stéphanie Padiolleau
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